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23.01.2012

Padilla revient

C'est acquis : Juan José Padilla effectuera bien son retour aux ruedos dès le début de la temporada européenne 2012 puisqu'il devrait s'aligner à son premier paseo dans le cadre de la feria d'Olivenza et probablement au sein d'un cartel vedette. 

Dans son entourage, plusieurs autres arènes sont mentionnées pour qu'il s'y produise également. En France, Arles, pour la feria de Pâques, pourrait être la première concernée. On imagine déjà la force de l'accueil qui lui sera réservé, pour les retrouvailles du torero avec son public après son terrible accident. 

Castella triomphe à Mexico

L'année 2012 commence magnifiquement pour Sébastien Castella. Le Biterrois a en effet été le grand triomphateur de la corrida dominicale aux arènes de Mexico dans le cadre de la Temporada Grande, coupant les deux oreilles de son premier adversaire de San Isidro.   De bon augure pour la suite et l'idéal pour lancer sa saison.

01.01.2012

Bonne année !

Culture de la tradition oblige, honorons l'une des plus suivies : bonne année à vous tous, fidèles de ce blog qui poursuit dans son ambition de vous informer de l'actualité tauromachique, et de la commenter, toutes saisons confondues, qu'elle se vive en France, en Espagne ou en Amérique du sud (pour les contrées exotiques - Moscou, Montréal, Tokyo, Las Vegas - ça semble plié mais sait-on jamais ?).

Que vous souhaiter, amis aficionados ? De continuer à vivre votre passion librement, toujours curieux, l'esprit ouvert, sans dogmatisme trop ancré ni chapelle à défendre de façon démesurément aveugle. Dans cet esprit nous vous accompagnerons  longtemps. Encore une fois, bonne année !

30.12.2011

Les derniers feux de 2011

Quelle riche fin d'année 2011 avec des informations qui tombent toutes les heures ou presque depuis quelques jours. La plus importante, bien sûr, concerne la confirmation de la victoire de la société Taurodelta reconduite à la tête des arènes de Madrid, renforcée cette fois par les poids lourds Antonio Matilla et Simon Casas. Ce dernier savoure aujourd'hui dans Midi Libre et depuis Cali : "C'est un nouveau départ : l'indispensable réforme de la production des corridas, je l'ai aujourd'hui entre les mains."

Mais ces derniers jours, on a également pris connaissance de quelques adieux annoncés : ceux de Julien Lescarret et d'El Fundi qui partiront en 2012 et celui du Nîmois Julien Miletto qui a déclaré tirer définitivement sa révérence sans s'offrir une dernière saison. L'ultime temporada du Fundi sera la vingt-cinquième de sa carrière en tant que matador !

Enfin, au chapitre transferts, de rigueur en cette saison, sachez qu'en 2012 la carrière de Julio Aparicio sera gérée apr Ortega Cano.

15.12.2011

Céret 2012

Fernando Robleno sera la vedette de la feria 2012 de Céret, les organisateurs l'ayant convié à un solo face à des toros d'Escolar Gil pour la corrida du 15 juillet. Elle aura été précédée en matinée par une novillada d'Escobar. Pour la corrida du 14 juillet, c'est un lot de Moreno de Silva qui a été retenu. Pour cette course comme pour la novillada, les cartels n'ont pas encore été annoncés.

03.12.2011

Arles prépare 2012

Les arènes d'Arles communiquent déjà sur leurs deux ferias 2012. On connaît ainsi désormais les premiers élevages retenus pour feria de Pâques qui se déroulera du 6 au 9 avril, et le cycle du du Riz  (du 7 au 9 septembre). Sont donc déjà annoncées les ganaderias, pour les corridas, de Conde de Mayalde, Domingo Hernandez, Jalabert, Miura et Funte Ymbro. En novilladas Antonio Palla et Dos Hermanas ont été choisis. Programme définitif fin janvier.

30.11.2011

"Le plus heureux du monde"

"Je suis l'homme le plus heureux du monde." Ainsi nous parlait il y a quelques minutes un Simon Casas ravi de la tournure prise par les événement à Madrid : "C'est l'aboutissement de toute une vie car au début des années 60, nous étions les seuls avec Alain Montcouquiol à prophétiser qu'il y aurait un jour des toreros français. J'ai été un torero médiocre mais pas un médiocre promoteur des toreros français. Et quand je suis devenu entrepreneur aux arènes de Fréjus en 1976 on me disait la même chose : seuls des Espagnols peuvent organiser des corridas. Mais j'ai réussi à m'implanter, en France puis en Espagne. Ma réussite est là, dans la cohérence parfaite dans mon destin, dans toutes mes activités depuis 50 ans."
Ce flash-back effectué, le Nîmois pouvait parler de son présent et de son futur rôle dans les arènes de Madrid : "Il n'y a jamais eu d'homme seul à la tête des arènes de Madrid. Là, il s'agit d'une alliance tripartite, d'ailleurs très bien reçue en Espagne au vu de la conjoncture. On va travailler en synergie, au sein de Taurodelta, notamment pour l'élaboration des cartels, la programmation. En plus, je serai plus particulièrement appelé à intervenir sur les domaines artistiques et culturels. La vie est belle !"

29.11.2011

Simon Casas à Madrid !

Simon Casas à Madrid, voilà qui confinerait presque au pléonasme, tant le Nîmois vibre à l'unisson de la capitale madrilène où il vit, travaille et écrit une partie de l'année et où il a certainement rêvé, jeune apprenti torero, son destin de ce jour. Simon Casas à Madrid : comprendre qu'il intègre officiellement aujourd'hui, ainsi que tout semblait le supposer ces dernières heures, l'équipe dirigeante des arènes de Las Ventas pour les trois prochaines saisons au sein desquelles il devrait plus particulièrement superviser et élaborer la programmmation.

Fruit d'un accord à trois, avec les Choperitas sortants et la maison Matilla, cette consécration pour Simon Casas s'avère aussi être une sacrée surprise alors que l'on pouvait penser que la Comunidad de Madrid s'était bordée pour reconduire les premiers. Il n'en a rien été et après plusieurs échecs in extremis, le Gardois a su finement jouer sa partie et tirer son épingle du jeu. On ne se prononcera pas pour l'instant sur la solidité de cette union sur le long terme,  tout juste se bornera-t-on aujourd'hui à mesurer comme il se doit l'importance de la nouvelle, même si Simon Casas ne sera pas le seul maître à bord. Mais c'est quand même une page d'histoire de la tauromachie française qui s'écrit là. Dire que dans les années 1970 balbutiantes il pouvait encore être écrit qu'il fallait avoir du sang espagnol dans les veines pour pouvoir toréer...

Un Français appelé pour monter les cartels de la feria de la San Isidro dans le saint des saint madrilènes ?Comme me l'avait fait remarquer non sans finesse et pertinence mon companero Roland Massabuau (de la casa Midi Libre lui aussi) il y a quelques années, le seul équivalent  en la matière (à savoir diriger, à l'étranger, une institution culturelle monuent national en son pays) est à chercher du côté de la Scala de Milan que Stéphane Lissner dirige depuis 2005. Pas moins. 

25.11.2011

Il y a vingt ans, Nimeno II...

Triste anniversaire que celui qui est célébré aujourd'hui dans les coeurs et les mémoires aficionados. Il ya vingt ans, donc, s'en allait Christian Montcouquiol, ainsi qu'il l'avait décidé. On ne reviendra pas ici sur las raisons qui l'on poussé à ce geste fatal, sur l'accident d'Arles, sur la tragédie. On préfère aujourd'hui se souvenir d'un doux sourire qui contrastait si franchement avec la violence des affrontements auxquels il était préposé.

Ou se rappeler plus intimement que l'on a pu supporter Nimeno comme on le faisait d'un sportif ou d'une équipe de foot. Où en était Nimeno à l'escalafon et au nombre d'oreilles coupées était la première chose que l'on cherchait, ado, chaque semaine dans l'Aplausos qui arrivait à la maison le jeudi (un père abonné), un peu comme on consultait France football, en douce caché derrière le kiosque du tabac-presse, le mardi matin, pour savoir si Platini était toujours en tête du classement des buteurs en Italie. On se foutait un peu de savoir s'ils avaient été bons ou pas, on voulait juste être certain qu'ils avaient marqué ou coupé, que leur progression se confirmait, qu'ils avaient eu du succès.  Voilà, c'est bizarre mais quand j'ai pensé à Nimeno ce matin, j'ai pensé à ça, au bruit de l'enveloppe brune qui tombe dans le garage après que le facteur y a glissé l'exemplaire d'Aplausos, et au regard du patron de la maison de la presse, quartier des Escanaux à Bagnols-sur-Cèze (Gard), qui, mi-courroucé, mi-compréhensif, essayait de vous faire comprendre que "petit, cinq minutes ça va, mais si tu veux la lire la revue, achète-là".

Depuis, on a vu des centaines de corridas, acheté et lu des milliers de revues et de magazines, et de journaux, et de livres, vécu, dans un mundillo que l'on a pu approcher via notre pratique professionnelle, quelques moments rares, et puis quand même, trente ans d'une existence somme toute bien remplie sont passés. Et ce sont pourtant des bouts de vie, des fragments de souvenirs, des instantanés d'adolescence finissante qui remontent ce matin à la surface. Des détails. Ce qui reste quand on a tout oublié. 

21.11.2011

Deux indultos à Maracaibo

Corrida de tous les succès à Maracaibo, Venezuela, ce week-end. Juan Bautista et El Fandi (ça a dû leur rappeler leurs belles années de novillero), ont en effet tous deux obtenu l'indulto d'un de leurs adversaires de Rancho Grande. Tout le monde est sorti en triomphe (Erick Cortes aussi) à l'issue du spectacle et en charriant un tombereau d'oreilles. Peu d'options par contre pour Sébastien Castella à Mexico, malgré trois toros (il a offert le troisième) et qui n'a pu être, au mieux, qu'ovationné. Il alternait avec Juan Pablo Sanchez (qui confirmait son alternative, a également offert un toro et est aussi reparti bredouille) et El Payo (qui a coupé la seule oreille de la course).