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09/06/2014

En attendant Juli et les Miura

En attendant Juli et les Miura dans une poignée d'heures, un petit coup d'oeil dans le rétro d'une belle feria. Qui a déjà vu triompher Roman ou Del Alamo, Juli (une première fois) ou Manzanares, quand Perera restait sur son nuage madrilènes. Entre autres émotions fortes. En attendant Juli et les Miura. A Nîmes et nulle part aiileurs.

02/06/2014

Retour à Nîmes

Après une longue période de sommeil, retour sur  Toros blog, un retour qui passe forcément par Nîmes, à quelques jours de l'ouverture de la feria de Pentecôte.

Juli et les Miura

Un cycle qui à sa seule évocation exalte un Simon Casas toujours passionné quand on le sollicite pour le présenter : "J'ai élaboré la programmation de cette feria sur la base de la doctrine qui reste toujours la mienne, celle de l'excellence. Avec la présence des plus grands toreros bien sûr, mais aussi celle des plus grands élevages de l'actualité. Et quand je dis les meilleurs élevages, je parle à partir de données objectives, pas à partir de concepts illusoires. Et puis je suis toujours en quête de certaines originalités, de celles qu'on ne voit pas ailleurs, comme cette année avec la présence d'El Juli devant les Miura." Une confrontation effectivement événementielle, que l'on aurait dû voir à Séville l'an dernier, mais avortée en raison d'une blessure de la star. Nîmes en profitera donc le lundi de Pentecôte. 

G4, G5...

Et quand on évoque avec lui les alliances objectives entre les plus grands toreros (G4, G5...)  pour peser sur le déroulement d'une saison et la composition des affiches vedettes des ferias, Simon Casas hausse les épaules : "J'ai toujours programmé les plus grandes vedettes, je les programme encore, je les programmerai toujours. Quand je parle d'excellence, il est aussi question de mes relations avec des toreros que je reconnais en tant qu'artistes et acteurs du développement de la culture."

Et Tomas ?

Artistes parmi lesquels José Tomas figure à une place unique : "Je le programme plus souvent que les autres et souvent dans des moments exceptionnels. Là, je le programme à Grenade pour la corrida de son retour après son solo à Nîmes." Qui date déjà des Vendanges 2012. Dès lors, quid d'une présence de José Tomas lors des Vendanges 2014 ? Le Nîmois répond : "Je respecte sa discrétion donc je ne parle pas plus qu'il ne le faut pour tout ce qui le concerne. Oui, sinon, je caresse le rêve qu'il soit à Nîmes en septembre. Et avec lui, souvent, mes rêves deviennent réalité. Mais tant que le contrat n'est pas signé, je ne l'annoncerai jamais dans une de mes arènes."

Alors en attendant septembre, même en songe, autant profiter du réel d'une feria de Pentecôte qui s'annonce belle et vibrante. On en reparle ici toute la semaine, promis.

15/09/2013

Bientôt une école de tauromachie à Montpellier ?

Entre le week-end de la feria du Riz à Arles et celui de la feria des Vendanges à Nîmes, il semblait difficile d’imaginer que Montpellier ferait l’actualité tauromachique de la semaine.

Et pourtant, quelques lignes évoquant la naissance  d'une école taurine dans la capitale régionale, parues mardi dans les colonnes de l'édition de Montpellier de Midi Libre, puis mercredi matin sur le site midilibre.fr, allaient mettre le feu aux poudres. Et partant, ressusciter le vieux débat entre pro et anticorrida, opposition perpétuellement abrasive.

Tout commence avec Christian Barrale, aficionado et père de Diego, jeune aspirant torero montpelliérain, qui ambitionne de créer cette école, affirmant que les cours (assurés par le banderillero Marc-Antoine Romero et le matador Mehdi Savalli) se dérouleraient dans les arènes de Saint-Georges-d’Orques. Dont il avait récupéré les clés puisque son fils s’y entraînait régulièrement.

Jusqu’à mardi, il y croyait : "Mais le maire, Jean-François Audrin, s’est rétracté, il a eu peur. Pour sa clinique de vétérinaire et pour son mandat. Après, je peux comprendre, je ne lui en veux pas", déplorait cependant, en cette fin de semaine, l’initiateur du projet.

Situation à propos de laquelle l’élu tient à préciser : "Je l’ai rencontré mardi soir et je l’ai invité à monter une école de raseteurs, pas une école de tauromachie espagnole." Bref, une fois la journée portes ouvertes de mercredi annulée et les clés des arènes (qui vont continuer à recevoir des spectacles de course camarguaise) rendues à l’édile, Christian Barrale s’est remis en quête d’une terre d’accueil.

Sans problème, jure-t-il : "J’ai reçu énormément de messages de soutien. Des personnes me proposent des salles pour que l’on s’entraîne et le maire d’un village à côté de Montpellier nous a dit que nous pouvions venir chez lui. Je ne peux pas en dire plus pour ne pas créer de nouvelles polémiques, même si on ne fera que “toréer de salon”, sans toro ni violence."

Dans ces arènes-là, il espère bien accueillir rapidement ses quinze premiers élèves (dont un trentenaire et un quadra), peut-être plus. "C’est que cette histoire nous a fait une pub énorme, savoure-t-il. Toute la France sait qu’il y a désormais une école taurine à Montpellier !" Où "elle a toute sa place", assure Christian Barrale, même s’il en existe déjà à Arles, Béziers et Nîmes.

01/08/2013

Mort d'Antonio Corbacho

Le mundillo salue aujourd'hui avec respect la mémoire d'Antonio Corbacho. Un respect témoigné sans emphase ni pathos excessif ce qui, pour sûr, ne collerait pas vraiment avec le personnage. Car lui parti, c'est un petit morceai unique de l'histoire de la tauromachie qui disparaît. Empreint de mysticisme et de passion, de rigueur et de hiératisme, de valeurs sur lesquelles il ne transigeait pour rien au monde tout en conservant une ouverture sur le monde permanente, attentive, réflexive. Un homme qui forma José Tomas puis son clone, Talavante, en convoquant autant (peut-être plus) la philosophie des samouraïs que l'esprit de Manolete, en visionnant éventuellement autant de chambaras (films de sabres japonais) que des vidéos de corridas de Joselito. Corbacho, c'était l'homme qui invitait l'aficionado curieux à sortir de l'arène. Sans jamais rien en dire évidemment. Et si sur sa postérité il est par nature impossible de se prononcer aujourd'hui, il reste déjà acquis que sa petite silhouette noire et taciturne manquera dans le paysage. Et que nul ne la remplacera.

18/05/2013

Nîmes sous la pluie

Il pleut sur Nîmes et sa région et la feria de Pentecôte s'en trouve perturbée comme elle ne l'avait pas été depuis longtemps. La corrida de ce matin a ainsi été annulée. Aucun report n'étant désormais possible avec les affiches matinales, on en verra donc pas Finito, Morante et Manzanares devant les Juan Pedro Domecq. Très dommage.

Hier matin, de l'avis de nombre d'observateurs avisés, la corrida d'Escolar Gil est sortie intéressante et Rafaelillo en a profité pour couper deux oreilles. Les mêmes ont jugé par contre jugé très decevant le lot de Jandilla. Padilla, Bautista et Fandino sont repartis bredouilles.

Maintenant, tout Nîmes attend une éclaircie.

17/05/2013

A Nîmes, Escolar du matin et Juli revient

Rafaelillo, Robleno et Bolivar retrouveront finalement ce matin à Nîmes les toros d'Escolar qu'ils n'ont pas pu affronter hier soir à cause de la pluie. La bonne nouvelle du jour : El Juli, absent depuis sa blessure de Séville, reprend l'épée lundi à Nîmes. Cette après-midi, Jandilla pour Padilla, Bautista, Fandino.

10/05/2013

Partout, Casas

Simon Casas sur tous les fronts ? Approche de la feria de Pentecôte oblige, rien d'étonnant pensera-t-on. Il n'empêche, la multiplicité de ses activités du moment et son inlassable énergie passée à les commenter, les argumenter, les expliquer ne manque pas d'étonner, même ceux qui chroniquent son actualité depuis de longues années. Apoderado toujours, directeur de ses arènes "de coeur" (Nîmes, évidemment), entrepreneur de spectacles taurins des deux côtés des Pyrénées, débatteur roué et personnalité médiatique madrée, écrivain... Il n'y a guère que la politique qu'il semble tenir à distance depuis quelques temps. Pour mieux y revenir un jour ? S'il n'en parle plus jamais c'est peut-être qu'il doit en rêver.

Cette hyper-activité sur le plan de son implication multi-cartes dans le monde taurin, il l'explique. Elle tient en une stratégie, celle de "la toile d'araignée" ainsi qu'il la nomme lui-même à la mi-journée de ce vendredi de mai. Et le Nîmois en use au service d'une ambition avouée : "Etre présent à tous les carrefours importants du marché. C'est une stratégie marketing d'entreprises, oui" consent celui qui vient d'entrer dans les arènes de Malaga. Nouvelle étape d'une ascension qu'il décrit ainsi : "Seul, ou associé avec des entrepreneurs correspondant à ma sensibilité - ce qui me permet aussi de déléguer beaucoup - je suis aujourd'hui devenu la première entreprise mondiale de production en matière de tauromachie."

On le retrouve ainsi, en patron ou en associé, majoritaire ou minoritaire, à Nîmes, Valencia, Malaga, Mont-de-Marsan ou Madrid. Alicante (où il est seul candidat) va aussi bientôt tomber dans son escarcelle. Et ce n'est pas fini selon ses propres dires : "Vous l'avez noté, des entreprises s'écroulent, d'autres disparaisent purement et simplement. Saragosse ou le Puerto vont bientôt tomber. Je serai candidat."

Plus que jamais aussi, il prône la flexibilité en matière d'organisation et de programmation, "en fonction de l'actualité tauromachique, du la conjoncture économique et des désirs du moment du public. Actuellement il faut privilégier la qualité à la quantité, revoir les redevances et tarifs de location des arènes à la baisse". A Nîmes, il apprécie d'avoir été entendu et s'avoue pleinement satisfait  de ses cartels : "Il ne manque pas une vedette à part Tomas blessé. Regardez ce qui se fait ailleurs en France et comparez. Et puis moi, quand je fais du torisme, comme avec le mano a mano des Miuras, c'est du torisme de qualité, pas dogmatique. Parce que programmer des mulets, ce n'est pas faire du torisme, c'est faire une "mulade" ! " ose-t-il le temps d'un néologisme inventé sur l'instant.

On terminera cet entretien avec lui en évoquant brièvement "La Corrida parfaite" titre de son dernier ouvrage sur lequel nous reviendrons longuement très bientôt : "La corrida de José Tomas m'a révélé des émotions. Elle m'a amené à repenser à mes 20 ans, vécus avec Alain (Montcouquiol, ndlr) à Madrid. Lui il a voulu vivre dans l'ombre, moi dans la lumière. C'est la vie et je cherche à comprendre. J'ai écrit ce livre pour ça, après cette corrida-là, cet aboutissement."

Le passé jamais oublié, omniprésent dans l'actualité, des projets plein la tête pour le futur : Casas, partout.

05/04/2013

Les cartels de Pentecôte à Nîmes

Voici les cartels de la Pentecôte nîmoise, confirmés par Simon Casas. Qui a convié le gratin (ne manque personne sinon Tomas blessé), nul ne se produisant plus d'une fois. On les commente plus en détails sous peu, en attendant, découvrons les affiches des corridas, sachant qu'une novillada de Ponce ouvrira le cycle le mercredi. Jeudi 16 mai: Escolar Gil pour Rafaelillo, Robleño et Bolivar. Vendredi 17 : Jandilla pour Padilla, Bautista et Fandiño. Samedi 18 : Cuvillo pour Finito, Morante et Manzanares le matin et, l'après-midi, toros de Juan Pedro pour Ponce, Perera et Luque. Dimanche 19 : mano a mano Juan Leal-Castella, le premier prenant l'alternative, puis autre mano a mano, Ferrera-Castaño, devant des Miura. Lundi 20 : Mendoza, Cartagena et Moura Jr à cheval devant des Bohorquez avant le final avec le Juli, Talavante et Silveti face à des Victoriano del Rio.

29/03/2013

Castella s'impose

Sébastien Castella a coupé trois oreilles (deux à son deuxième, une à son troisième) dans le cadre du mano a mano qui l'opposait à Juan Bautista (une oreille) à Arles, pour l'ouverture de la feria de Pâques.

La corrida, qui proposait du bétail issu de trois ganaderias différentes (supérieurs les toros d'Alcurrucen selon les premiers avis) a fait un quasi-plein.

Mano a mano

La temporada française démarre en trombe dans quelques heures (paseo à 17 h) avec le classico de la tauromachie française, le mano a mano Bautista-Castella, pour ouvrir la feria de Pâques à Arles (toros d'Alcurrucen, Garcigrande et Puerto San Lorenzo). On suit ça de près, comme toute l'actualité d'un week-end traditionnellement très riche. 

A l'image de la semaine qui suivra au cours de laquelle seront également dévoilés les cartels de la feria de Nîmes. C'est prévu pour vendredi.