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31/10/2009

Jesulin revient

Jesulin revient. Il l'a annoncé dans la semaine, pour une poignée de corridas dit-il.

Jesulin revient et si l'annonce même de son retour n'inspire pas plus que ça, elle nous téléporte aussi presque deux décennies en arrière, quand bouillonnait la génération dite des petits princes. Ponce, Chamacôôôôôô, Aparicio, Litri ou Rafi Camino voir Denis Loré (eh oui...) en furent... Ils ne sont pas tous devenus d'immenses matadors, ils n'ont pas tous confirmé les espoirs démesurés placés en certains d'entre eux (Sanchez Mejias...), ils ont parfois été vivement décriés par leur côté bling-bling avant l'heure ou pour l'aspect toro-business que pouvait revêtir certains contours de leurs carrières, ou pour leur tendance à peopoliser la tauromachie, là aussi bien avant l'heure du tout-people.

Mais bon, maintenant que ces clameurs-là se sont tues, on ne peut qu'objectivement saluer le rôle fondamental qu'ils ont joué. Car ils ont présidé aux destinées de toute une génération d'aficionados, qui ont découvert la tauromachie adolescents parce qu'ils (elles) étaient raides dingues de Jesulin, parce qu'ils (elles) disjonctaient dès qu'apparaissait Chamaco. Cette génération là, de novilleros, en a formé une autre, d'aficionados. Ce n'est pas si fréquent dans l'histoire de la tauromachie (une feria, celle de Primavera à Nîmes, a même vu le jour rien que pour eux !) et cela méritait quand même un petit coup de chapeau. Dont acte, ici, avant d'en reparler plus longuement pour évoquer comment ils ont, aussi, formé le goût d'une génération de spectateurs aux arènes.

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