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31/10/2009

Jesulin revient

Jesulin revient. Il l'a annoncé dans la semaine, pour une poignée de corridas dit-il.

Jesulin revient et si l'annonce même de son retour n'inspire pas plus que ça, elle nous téléporte aussi presque deux décennies en arrière, quand bouillonnait la génération dite des petits princes. Ponce, Chamacôôôôôô, Aparicio, Litri ou Rafi Camino voir Denis Loré (eh oui...) en furent... Ils ne sont pas tous devenus d'immenses matadors, ils n'ont pas tous confirmé les espoirs démesurés placés en certains d'entre eux (Sanchez Mejias...), ils ont parfois été vivement décriés par leur côté bling-bling avant l'heure ou pour l'aspect toro-business que pouvait revêtir certains contours de leurs carrières, ou pour leur tendance à peopoliser la tauromachie, là aussi bien avant l'heure du tout-people.

Mais bon, maintenant que ces clameurs-là se sont tues, on ne peut qu'objectivement saluer le rôle fondamental qu'ils ont joué. Car ils ont présidé aux destinées de toute une génération d'aficionados, qui ont découvert la tauromachie adolescents parce qu'ils (elles) étaient raides dingues de Jesulin, parce qu'ils (elles) disjonctaient dès qu'apparaissait Chamaco. Cette génération là, de novilleros, en a formé une autre, d'aficionados. Ce n'est pas si fréquent dans l'histoire de la tauromachie (une feria, celle de Primavera à Nîmes, a même vu le jour rien que pour eux !) et cela méritait quand même un petit coup de chapeau. Dont acte, ici, avant d'en reparler plus longuement pour évoquer comment ils ont, aussi, formé le goût d'une génération de spectateurs aux arènes.

28/10/2009

Castella devant Morante et Tomas

Sébastien Castella a été élu triomphateur de l'année par les aficionautes fidèles au site spécialisé espagnol burladero.com. Il a obtenu 32,6 % des voix devançant Morante de la Puebla (23,3 %) et José Tomas (12,4 %). Suivent Manzanares (11,3 %), Perera (8,8 %) puis, très loin, avec des scores presque anecdotiques Urdiales, Ponce, Luque, Juli et Pinar, le classement si bas du Juli étant une vraie surprise.

On en profite pour signaler que Sébastien Castella toujours a inauguré sa saison sud-américaine dans les arènes mexicaines de Guadalajara. Bilan : une oreille et une voltereta, mais sans dommage.

24/10/2009

Le temps des festivals

Au crépuscucle de la temporada s'ouvre la saison des festivals. Nous en annoncerons régulièrement ici. Pour commencer, mentionnons celui qui se déroulera demain dans les petites arènes gardoises de Rodilhan et auquel participeront Morenito de Nîmes (devant un novillo d'Olivier Fernay), Julien Lescarret (toro d'Olivier Riboulet), Julien Miletto (novillo de Bruno Blohorn), Jonathan Veyrunes (novillo de Gallon), Mathieu Guillon (toro de Zalduendo).

On évoquera ici également le rendez-vous fixé aux Saintes-Maries-de-la-Mer le samedi 31 octobre. Tout débutera par le traditionnel acoso y derribo de la plage, de 10 heures à 12 heures, puis se poursuivra par un festival, dans les arènes des Saintes, sises en bord de mer. A l'affiche, des novillos d'Antonio Palla pour le rejoneador José Luis Canaveral, et  Davila Miura, El Juli, Juan Bautista, Matias Tejela et Tomasito.  Réservations possibles au 04 90 97 01 52.

22/10/2009

2009, Castella a aimé

Castella, numéro 1 de l'année 2009, suite. Mais cette fois, c'est lui qui en parle, puisqu'il a estimé hier, dans des propos rapportés par l'Agence France Presse, que 2009 avait été la "meilleure saison" de sa carrière. Une confession après qu'il eut reçu, lundi, une nouvelle distinction pour sa performance lors de la Feria de la San Isidro à Madrid.

"C'est ma meilleure saison, j'ai pu toréer comme je le sens, avec profondeur", même s'il y a eu aussi "beaucoup de peur", a confié Castella  après s'être vu décerner le prix Gabana de meilleur torero de la San Isidro.  Il avait déjà reçu début juin un trophée similaire décerné par le jury franco-espagnol du Prix Paul Barrière/Ville de Bayonne et a été jugé la semaine dernière "triomphateur" de la saison 2009 par le quotidien madrilène ABC, comme nous l'indiquions lors d'une récente note.

L'AFP  rappelle à cette occasion qu'une ajorité de critiques taurins espagnols estiment que Castella a été cette année le meilleur et le plus régulier parmi les grands toreros, réalisant une "temporada" encore meilleure qu'en 2006, année de son éclosion au sommet.

Il a été le seul torero à "triompher" en mai aux arènes de la Ventas pour la San Isidro, en coupant deux oreilles pendant la même course, et a achevé sa saison en Espagne par une performance magistrale à Madrid le 3 octobre. "Ce fut l'après-midi de ma vie, devant l'aficion la plus exigeante du monde", a ajouté le torero biterrois, rappelant ses autres grands succès cette année, tant en France (Bayonne, Dax Nîmes) qu'en Espagne (Malaga, Albacete, Santander). Et ce, après une grosse saison sud-américaine. Il devait d'ailleurs s'envoler hier pour le Mexique et une série de 30 corridas pendant la saison hivernale en Amérique Latine.
   

20/10/2009

José Tomas, le retour

Nous évoquions récemment l'absence de Tomas des plus grandes arènes d'Espagne depuis son retour lors de la saison 2007, à l'exception de ses deux dates (triomphales) à Madrid l'an passé.

Il semble désormais acquis que Tomas a décidé d'infléchir sa politique qui l'a vu par exemple éviter, depuis son retour, Séville Pampelune ou Bilbao. Son conseiller Salvador Boix a en effet annoncé hier sur l'antenne de Radio Andalucia information que Tomas ferait au moins un paseo à Las Ventas l'an prochain. Ce devrait être dans le cadre de la feria de l'anniversaire et une seconde date serait à l'étude. Il semblerait aussi que le Madrilène renoue avec les arènes de Séville et que des discussions soient ouvertes avec Bilbao. Et si lors de ces occasions-là, il pouvait à chaque fois alterner avec au moins une figure majeure du plateu actuel, c'est rien d'écrire que la temporada 2010 se verrait soudainement précédée d'une attente comme pas vue depuis longtemps. On vous tient au courant.

18/10/2009

Castella numéro 1 pour ABC

Sébastien Castella, numéro 1 de l'année, on en parlait récemment, on en reparle aujourd'hui. Ou plutôt, cette semaine, c'est le journal ABC qui l'affirme, puisque son jury spécialisé a désigné le Biterrois triomphateur de la temporada 2009. Et de motiver ce choix en louant, entre autres, sa "régularité dans le triomphe" dans les principales arènes de France et d'Espagne, avec les deux sorties "a hombros" à Madrid comme point d'orgue.

L'éleveur Victorino Martin, le philosophe français Francis Wolff ou l'ex-matador Juan Antonio Ruiz Espartaco comptent parmi les membres du jury. Castella  numéro 1 2009, on n'a pas fini d'en parler...

15/10/2009

Casas sur tous les fronts

Le Nîmois Simon Casas se bat décidément sur plusieurs fronts cet automne. Candidat à sa propre succession aux arènes de Nîmes, où il est opposé en un duel final à l'ex-matador Stéphane Fernandez Meca, il est également partie prenante au concours pour la gestion des arènes de première catégorie de Valence.

 Il a répondu à cet appel d'offres avec son ami et associé Enrique Paton, un  duo rejoint par Santiago Lopez. Toutes les grandes empresas espagnoles sont sur les rangs de ce concours très couru.

13/10/2009

Casas contre Meca

Grosse ambiance autour des arènes de Nîmes dans le cadre de l'appel d'offre qui désignera le gestionnaire de la programmation tauromachique, dans le cadre d'une délégation de service public, pour les cinq années à venir. Deux dossiers ont été retenus, celui de Simon Casas, candidat à sa propre succession, actuellement en Espagne où il concourt également pour les arènes de Valence, et celui de l'ex-matador et jeune retraité nîmois Stéphane Fernandez Meca. Et, selon les informations délivrées ce matin par Midi Libre, il semblerait bien qu'il y ait match, entre l'expérience du premier (qui a fait des arènes de Nîmes la plus importante de France et une des plus puissantes au monde) et la proposition financière du second, particulièrement avantageuse pour la Ville.

La commission d'appel d'offres devrait bientôt entendre à nouveau les deux candidats pour qu'ils plaident la cause de leur dossier respectif, avant un verdit attendu à la fin de l'année. D'ici là, suspense, ce qui ne semblait pas acquis il y a quelques semaines seulement. Mais comme le rappelle justement Midi Libre, in fine, c'est le maire qui tranchera.

15:52 Publié dans En bref | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : casas, meca, nîmes, fournier

10/10/2009

Aimer la corrida disions-nous

 Aimer la corrida disions-nous il y a peu, en parlant de Jean-Louis Murat et de Jean Cocteau. Depuis, nous avons trouvé ce texte, publié par Serge Kaganski, patron des pages cinéma des Inrocks et rédacteur d'un blog que le site des Inrocks abrite. Il n'est pas franchement aficionado mais... N'en disons pas plus, lisez le texte reproduit ci-dessous. 

"Alors, oui, j’aime bien la corrida. Je ne suis pas un fan, pas un afficionado, pas un spécialiste, je ne lis pas la rubrique de Jacky Durand dans Libé, et je n’en ai vu que 2 ou 3 dans ma vie, profitant de l’occasion de voyages en Espagne et au Portugal. D’ailleurs, au Portugal, les toreros sont à cheval et on ne met pas à mort le taureau. Tout ça pour dire que je ne suis pas un militant de la corrida, que je peux très bien vivre sans, mais que j’ai du mal à saisir la virulence des anti-corrida. La corrida est un spectacle fort, avec ses rites et ses codes, ses motifs ancestraux : affrontement de l’homme et de la bête, échos de mythologie grecque, théâtralisation de thèmes archaïques. Il faut avoir été dans une arène ibérique pour ressentir la puissance de la corrida, son importance dans la culture locale qui dépasse de loin le cercle restreint des arènes. J’entends bien la principale critique : on fait souffrir des bêtes jusqu’à la mort. Si je prend plaisir à la chorégraphie de la corrida, aux vibrations qui ondoient dans le public, je ne prend pas de plaisir particulier devant le sang du taureau. Mais dans la mesure où je mange de la viande et du poisson, dans la mesure où l’abattage industriel de millions de bestiaux et de poissons afin de garnir mon assiette et celle de millions de personnes ne me gêne pas, je ne suis pas particulièrement gêné ou choqué par la mort supplémentaire des quelques centaines de bovins destinés aux arènes. Je pense qu’il existe mille causes plus importantes et urgentes que le sauvetage de quelques taureaux ou l’interdiction de la corrida. Dernier point, des gens comme Heminghway, Welles, Boetticher, Picasso étaient fans de corrida et je ne parviens pas à les imaginer comme des “abrutis” assoiffés de sang ou des “salauds” indifférents à la vie."

Ce type-là, déjà qu'on l'aime bien pour un tas de bonnes raisons et notamment dès qu'il écrit sur tout ce qui touche à l'Amérique (de sa passion pour Springsteen au cinéma US qu'il défend, cet homme a rédigé des lignes salutaires dans la France anti-américaniste primaire d'avant Obama), on a envie de lui dire qu'une seule chose. Merci qui ? Merci Kaganski !

Castella arrêté, Castella au sommet

Arrêté une dizaine de jours suite à un blessure au genou contractée au campo alors qu'il s'entraînait, Sébastien Castella ne pourra pas honorer le contrat qui lui était promis à Saragosse demain. Il ratera donc un rendez-vous dans une arène de première catégorie, là précisément où il a construit sa marche triomphale 2009. Nul n'a plus que lui triomphé cette année dans ces arènes de première catégorie, en France comme en Espagne, dont deux sorties a hombros à Madrid, lors de la San Isidro et de la feria d'automne, en coupant à chaque fois deux oreilles à un même toro.

Quelques minutes après son succès de la feria d'automne, nous pronostiquions son sacre de fin de saison comme numéro 1 de l'année. Un pronostic doublé d'une conviction en ce qui nous concerne. Mais nous ne sommes pas les seuls à Toros blog à partager ce sentiment. Dans l'édito hebdomadaire de son indispensable Semana Grande, Marc Lavie se situe sur les mêmes positions, en développant une argumentation assez imparable. Le Biterrois avait déjà été le numéro 1 en 2006, il réssit cette année le plus dur : confirmer. Dès 2010, il s'attaquer à un autre challenge, insurpassable : devenir un torero d'époque. De notre point de vue, on s'y prépare dès cet hiver, en rappelant son parcours et comment nous avons pu le juger à travers les époques, avec honnêteté car je n'ai pas toujours été que louanges pour le Français.

A bientôt.