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05/11/2009

Mercato

C'est la saison des transferts, du mercato dans les cuadrillas, des changements d'apoderado. Le choix de Morante de s'adjoindre les services du Curro Vazquez pour gérer sa carrière reste bien sûr le plus commenté. Un mariage entre artistes, forcément... Celui-là donnera-t-il de plus beaux fruits que l'union jadis nouée entre ce même Morante et Rafael de Paula ? Wait and see comme ils disent outre-Manche.

En tout cas, cette actualité nous amène à écrire pour la première fois sur ce blog le nom d'Eduardo Gallo. Ce blog serait né l'été de l'explosion du Gallo novillero, on l'aurait peut-être écrit plusieurs fois par jour des mois durant. Mais voilà, depuis cette saison de tous les triomphes, de toutes les promesses - car que n'a-ton pas dit, lu, ecrit sur lui, qu'il réinventait la tauromachie, pas moins ! - de moins en moins souvent le nom de Gallo est revenu dans les discussions aficionadas. Mais un triomphe à Salamanque voici quelques semaines, des opportunités qu'il ne laisse pas passer à l'occasion d'une poignée de substitutions, et voilà que l'on reparle de Gallo qui change dans la foulée d'apoderados.

Ce torero qui ne m'a jamais transporté ailleurs, pour lequel je n'ai pas été un de ceux qui ont avalé les kilomètres pour le voir toréer. Certes. Mais un jour de corrida à Nîmes, lors d'une corrida qu'il avait traversée en restant très anodin, il avait conclu une série de passes de cape par une revolera d'une lenteur irréelle, imposant sans rien forcer deux secondes d'éternité. Depuis, et pour ces deux secondes-là, je m'arrête toujours quand je vois le nom de Gallo imprimé.

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