Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

30/07/2010

50 / 50

Intéressants les résultats du sondage express organisé sur midilibre.com suite au vote interdisant les corridas en Catalogne à partir du 1er janvier 2012. Où il s'avère que 49 % des internautes sont opposés à une interdiction de la corrida contre... 49 % qui y sont favorables. Intéressants car la question a été bien posée, à l'image de celle que Midi Libre, toujours, avait posée à ses lecteurs il y a quelques années. Car dans les deux cas il n'est pas question de demander aux personnes ainsi sondées si elles sont pour ou contre la corrida. Le résultat serait partout très favorable à ceux qui n'apprécient pas ce spectacle, ce que  l'on conçoit sans l'ombre d'un problème. Non, hier, via internet, comme lorsque Midi Libre avait fait appel jadis à un institut de sondage spécialisé, c'est la question de l'interdiction qui était posée. Ce qui est complètement différent. Car on peut ne pas aimer la corrida et ne pas avoir envie de l'interdire pour autant. Idem pour la chasse, la pêche, ou le fois gras.

On peut même pousser le raisonnement un peu plus loin. A l'époque, il y a quatre ou cinq ans de cela, la mémoire me fait défaut et je n'ai pas aujourd'hui accès aux outils qui me permettraient une vérification précise, notre sondage avait déjà débouché sur le même résultat : du 50 / 50. A l'époque, nous avions interrogé le directeur de l'institut de sondage que Midi Libre avait choisi (là encore, ma mémoire, etc. que les principaux intéressés m'excusent), afin de décrypter ce résultat qui nous avait un tantinet étonné. Pas plus d'un Languedocien sur deux n'avait envie de voir la corrida interdite ? "Justement non" nous avons répondu le patron du département opinions de cet institut de sondage. "Dans une société qui tend de plus en plus à interdire, les sondés laissent apparaître un sentiment de ras-lebol face à cette évolution. Alors ceux qui n'aiment pas la corrida n'ont pas envie de l'interdire car ils se demandent aussi ce que l'on pourra bien interdire ensuite" avait-il explicité en substance.

Hier, les lecteurs de Midi Libre sur le net ont confirmé ce type de raisonnement. Pour un résultat modéré, raisonnable, réfléchi. Comme devraient l'être les débats autour de cette question, comme ils ne le sont malheureusement presque jamais.

28/07/2010

Barcelone, c'est fini

 Les députés du parlement régional de Catalogne  ont approuvé mercredi l'interdiction des corridas, à partir du 1er janvier 2012, par 68 voix pour, 55 contre et neuf abstentions.  Voilà, c'est fini, pour la corrida en Catalogne, autrement dit à Barcelone.

Pourquoi alors que cette nouvelle tombait, est-ce que je me projetai quelques années en arrière, un mois d'août caniculaire du début de ce siècle, dans la salle surchauffée du tribunal de grande instance de Carcassonne ? Parce que ce jour-là, je couvrais pour Midi Libre l'audience en référé sur la reprise de la tradition taurine avec mise à mort dans la préfecture audoise. Reprise qui survint effectivement quelques jours plus tard. Ce jour-là, les pro avaient gagné, depuis, la feria de "Carca" va, et les clameurs polémiques se sont tues au pied de la Cité. Un souvenir qui rend crédibles les propos rassurants des professionnels français qui se sont exprimés hier, suite au vote catalan. En France, toujours, la loi protège la tradition tauromachique, "du pays basque en pays d'arles" ainsi que le notifie un arrêt de la cour d'appel de Toulouse. Mais les antis vont surfer sur la vague catalane et les aficionados vont plus que jamais devoir se justifier, expliquer, argumenter, défendre.

Mais en a-t-il été un jour autrement ? La surprise (bonne ou mauvaise, selon le camp où l'on se situe) vient de là où on ne l'attendait pas forcément, sinon depuis quelques semaines. D'Espagne, oui. Non, de Catalogne nuanceront et jugeront les moins étonnés des aficionados. 

26/07/2010

Un été brûlant

Pampelune et Mont-de-Marsan passées, la fin juillet est d'ordinaire plutôt calme sur la planète des toros en attendant les grands rendez-vous d'août ? Pas cette année. Prenez la journée d'hier, un dimanche tout sauf ordinaire. Le Cid renaît de ses cendres à Barcelone où il triomphe avec El Fandi aux côtés d'aficionados catalans qui manifestent contre cette abolition qu'ils redoutent. Dans le même temps, Rafaelillo connaissait enfin lui aussi les joies d'une sortie en triomphe après toutes celles gâchées par des fiascos avec l'épée. Mais ce n'était qu'à Tyrosse... Au même moment encore, Arturo Macias prenait deux coups de corne dans le poumon à Malaga.

Gloire éphémère ou retrouvée, blessures qui s'enchaînent et, peut-être, une tradition qui s'achève, une interdiction de corridas qui est votée en Espagne après une décennie où les autorisations de reprises de la tradition ont fleuri en France, devant les tribunaux compétents. Un été de paradoxes, un été brûlant, dangereux, polémique.

20/07/2010

Les Jalabert solides à Arles

L'information est connue depuis quelques jours mais sera officielle  à la fin de ce mois, quand le conseil municipal arlésien aura officiellement entérinée la nouvelle déjà dévoilée par le maire Hervé Schiavetti.

C'est donc la SAS  Jalabert Frères qui a été retenu dans le cadre du concours lancé pour la délégation de service public des arènes d'Arles. Les frères Jalabert qui se succèdent ainsi à eux-mêmes puisque cela fait maintenant dix ans qu'ils président aux destinées de la programmation du théâtre antique après avoir pris la suite d'Hubert Yonnet. Parmi les candidats qui avaient répondu à l'appel d'offres on trouvait notamment le Nîmois Robert Piles ainsi que Marie Sara.

11:22 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jalabert, arles, sara, piles

18/07/2010

El Juli capitalise

El Juli poursuit sa phénoménale saison, apparamment bien remis de sa blessure à Pampelune puisqu'il a coupé hier les quatre oreilles de ses deux adversaires de Garcigrande lors du premier gros cartel vedette concocté par le duo Marie Sara-Simon Casas pour leur feria de Mont-de-Marsan. Le Madrilène qui triomphe décidéme,nt partout, quel que soit le type d'arène, de toro ou de rival en piste, alternait avec Ponce qui a trop mal tué pour espérer rafler un trophée et Tejela (une oreille et une oreille).

15/07/2010

Castella s'impose

C'est Sébastien Castella, en coupant deux oreilles à un de ses adversaires de Jandilla, qui a été le grand vainqueur de la corrida d'hier à Pampelune. A laquelle le Juli (Perera était le troisième) a donc bien participé, sans succès, malgré le coup de corne reçu l'avant-veille dans ces mêmes arènes.

Hier, Castella a été lui aussi très spectaculairement accroché. Les toreros sont des héros, on le sait, mais bon, ça peut être utile de la rappeler parfois, aux antis évidemment, mais aussi (et surtout ?) à ceux, aficionados, qui considèrent normales voire banales, la prise de risque et les preuves de courage que donnent régulièrement ces hommes pas comme les autres. C'est peut-être aussi ce que le Juli a voulu signifier en évoquant certaines décisions du palco de Pampelune, pas particulièrement bien disposé à son endroit vendredi.

14/07/2010

Torero de caste

Avant-hier, El Juli a été de l'avis unanime des observateurs et spectateurs présents très important face à ses adversaires de Victoriano à Pampelune. Il a coupé une oreille à son premeir alors que le public en demandait deux, et  une à son second après avoir pris un coup de corne dans les testicules. Comme cela lui est déjà arrivé à Madrid une infime partie du public l'a privé d'un triomphe plus conséquent, ne supportant visiblement pas le Madrilène pour des raisons qui nous échappent complètement.

Jamais avare de gestes qui comptent, El Juli a annoncé hier qu'il serait aujourd'hui au cartel de la corrida de Jandilla, où il devrait probablement toréer sous infiltration pour parvenir à surmonter deux heures durant la douleur que provoque toujours sa si récente blessure. Quand on sait le toro qui sort à Pampelune, quand on jette un oeil au cartel qui voit le Madrilène opposé à rien de moins que ses deux principaux rivaux sur la saison (Castella et Perera), on ne peut que saluer la caste de ce torero hors norme. Et continuer à chercher pourquoi sur les gradins, dans certaines grandes arènes espagnoles,  quelques-uns, qui ont par ailleurs tout à fait le droit de ne pas aimer son style ou sa tauromachie, n'espèrent qu'une chose, le voir se planter. Et font tout pour en le sifflant sans interruption, du paseo à sa sortie de la plaza.  Mystère...

09/07/2010

Ce week-end, Céret

La feria de céret dans les Pyrénées-Orientales débute ce  samedi 10 juillet dès 11 heures avec quatre novillos de Javier Gallego Garcia pour Sergio Flores et Mario Alcalde. Ce même jour, à 18 heures, corrida de Coimbra pour Rafaelillo, Sergio Aguilar et Morenito de Aranda.

Dimanche 11, la feria se poursuivra en matinée avec une novillada de Fidel San Roman, , pour Arturo Sadívar, Paco Chaves et José-María Arenas. Pour la clôture, à 17.30 heures, des toros de José Escolar Gil seront combattus par Fernando Robleño, Alberto Aguilar et Joselillo.

06/07/2010

El Juli et Talavante en Afrique du sud ?

Ce n'est pas tous les jours que des toreros sont cités dans "L'équipe" même si le fameux quotidien sportif eut jadis (il y a longtemps, c'est vrai) une chronique tauromachique.

C'est pourtant le cas aujourd'hui dans un articulet précisant que la reine Sofia serait demain à Durban pour supporter la sélection espagnole qui affrontera en demi-finale de la coupe du monde l'allemagne. Et le jour de délivrer quelques noms de personnalités ibériques susceptibles d'assister à l'événement en Afrique du sud. Et à côté du nom du basketteur Pau Gasol par exemple, on trouve ceux d'El Juli et d'Alejandro Talavante qui ont fait savoir qu'ils désiraient suivre le match sur place. On surveillera tout particulièrement demain à la télévision les plans de coupe en tribune officielle.

14:28 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : juli, talavante

03/07/2010

Les Vendanges de Nîmes

Voici l'intégralité des cartels de la feria de Nîmes dévoilés par Simon Casas.

Jeudi 16 septembre, 17 h 30 : corrida de Valdefresno pour El Cid, Ruben Pinar et Miguel Tendero ; vendredi 17, à 11 heures, novillos de Alcurrucen pour Arturo Salvidar, Jimenez Fortes, Juan del Alamo et à 17 h 30. corrida mixte avec Pablo Hermoso de Mendoza et des toros de Garcigrande pour El Juli et Manzanares ; samedi 18, 11 heures, corrida mixte, avec deux toros pour Leonardo Hernandez et quatre toros d’El Pilar pour Daniel Luque et à 17 heures, corrida de Victoriano del Rio pour Ponce, Castella et Juan Pablo Sanchez ; dimanche 19, à 11 heures, mano a mano Castella-Morante de la Puebla avec des toros d’El Pilar, Nunez del Cuvillo et Juan Pedro Domecq et à 17 heures, corrida de La Quinta pour Curro Diaz, El Juli et Matias Tejela.

Quelques constats s'imposent. D'abord, dans cet ensemble très haut de gamme, El Juli et Sébastien Castella se partagent encore les places de choix, appelés tous deux à deux reprises, ce qui relève de la plus élementaire logique, que l'on se place d'un point de vue économique (personne n'a plus d'impact qu'eux sur les guichets) ou tauromachique. On notera aussi quelques retours appréciables après des absences pour raisons diverses : El Cid et, surtout, José Mari Manzanares, figurent bien sûr dans cette catégorie-là. On apprécie aussi l'opportunité de quelques découvertes sud-américaines (dont Juan Pablo Sanchez qui prendra une alternative luxueuse) et on remarquera aussi que les courses mixtes s'installent solidement, même des dans configurations un brin bizarres (quatre toros pour Luque à la façon d'un deux-tiers de solo ?). Mais la formule a du succès et Simon Casas l'exporte d'ailleurs dans les ferias qu'il organise en Espagne.

Reste enfin la surprise de l'affiche : l'absence de Juan Bautista, systématiquement convié à toutes les ferias de Nîmes, même dans des moments de méforme ou de doute, et qui n'en sera pas en septembre alors qu'il vient de triompher à Madrid.