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30/11/2011

"Le plus heureux du monde"

"Je suis l'homme le plus heureux du monde." Ainsi nous parlait il y a quelques minutes un Simon Casas ravi de la tournure prise par les événement à Madrid : "C'est l'aboutissement de toute une vie car au début des années 60, nous étions les seuls avec Alain Montcouquiol à prophétiser qu'il y aurait un jour des toreros français. J'ai été un torero médiocre mais pas un médiocre promoteur des toreros français. Et quand je suis devenu entrepreneur aux arènes de Fréjus en 1976 on me disait la même chose : seuls des Espagnols peuvent organiser des corridas. Mais j'ai réussi à m'implanter, en France puis en Espagne. Ma réussite est là, dans la cohérence parfaite dans mon destin, dans toutes mes activités depuis 50 ans."
Ce flash-back effectué, le Nîmois pouvait parler de son présent et de son futur rôle dans les arènes de Madrid : "Il n'y a jamais eu d'homme seul à la tête des arènes de Madrid. Là, il s'agit d'une alliance tripartite, d'ailleurs très bien reçue en Espagne au vu de la conjoncture. On va travailler en synergie, au sein de Taurodelta, notamment pour l'élaboration des cartels, la programmation. En plus, je serai plus particulièrement appelé à intervenir sur les domaines artistiques et culturels. La vie est belle !"

29/11/2011

Simon Casas à Madrid !

Simon Casas à Madrid, voilà qui confinerait presque au pléonasme, tant le Nîmois vibre à l'unisson de la capitale madrilène où il vit, travaille et écrit une partie de l'année et où il a certainement rêvé, jeune apprenti torero, son destin de ce jour. Simon Casas à Madrid : comprendre qu'il intègre officiellement aujourd'hui, ainsi que tout semblait le supposer ces dernières heures, l'équipe dirigeante des arènes de Las Ventas pour les trois prochaines saisons au sein desquelles il devrait plus particulièrement superviser et élaborer la programmmation.

Fruit d'un accord à trois, avec les Choperitas sortants et la maison Matilla, cette consécration pour Simon Casas s'avère aussi être une sacrée surprise alors que l'on pouvait penser que la Comunidad de Madrid s'était bordée pour reconduire les premiers. Il n'en a rien été et après plusieurs échecs in extremis, le Gardois a su finement jouer sa partie et tirer son épingle du jeu. On ne se prononcera pas pour l'instant sur la solidité de cette union sur le long terme,  tout juste se bornera-t-on aujourd'hui à mesurer comme il se doit l'importance de la nouvelle, même si Simon Casas ne sera pas le seul maître à bord. Mais c'est quand même une page d'histoire de la tauromachie française qui s'écrit là. Dire que dans les années 1970 balbutiantes il pouvait encore être écrit qu'il fallait avoir du sang espagnol dans les veines pour pouvoir toréer...

Un Français appelé pour monter les cartels de la feria de la San Isidro dans le saint des saint madrilènes ?Comme me l'avait fait remarquer non sans finesse et pertinence mon companero Roland Massabuau (de la casa Midi Libre lui aussi) il y a quelques années, le seul équivalent  en la matière (à savoir diriger, à l'étranger, une institution culturelle monuent national en son pays) est à chercher du côté de la Scala de Milan que Stéphane Lissner dirige depuis 2005. Pas moins. 

25/11/2011

Il y a vingt ans, Nimeno II...

Triste anniversaire que celui qui est célébré aujourd'hui dans les coeurs et les mémoires aficionados. Il ya vingt ans, donc, s'en allait Christian Montcouquiol, ainsi qu'il l'avait décidé. On ne reviendra pas ici sur las raisons qui l'on poussé à ce geste fatal, sur l'accident d'Arles, sur la tragédie. On préfère aujourd'hui se souvenir d'un doux sourire qui contrastait si franchement avec la violence des affrontements auxquels il était préposé.

Ou se rappeler plus intimement que l'on a pu supporter Nimeno comme on le faisait d'un sportif ou d'une équipe de foot. Où en était Nimeno à l'escalafon et au nombre d'oreilles coupées était la première chose que l'on cherchait, ado, chaque semaine dans l'Aplausos qui arrivait à la maison le jeudi (un père abonné), un peu comme on consultait France football, en douce caché derrière le kiosque du tabac-presse, le mardi matin, pour savoir si Platini était toujours en tête du classement des buteurs en Italie. On se foutait un peu de savoir s'ils avaient été bons ou pas, on voulait juste être certain qu'ils avaient marqué ou coupé, que leur progression se confirmait, qu'ils avaient eu du succès.  Voilà, c'est bizarre mais quand j'ai pensé à Nimeno ce matin, j'ai pensé à ça, au bruit de l'enveloppe brune qui tombe dans le garage après que le facteur y a glissé l'exemplaire d'Aplausos, et au regard du patron de la maison de la presse, quartier des Escanaux à Bagnols-sur-Cèze (Gard), qui, mi-courroucé, mi-compréhensif, essayait de vous faire comprendre que "petit, cinq minutes ça va, mais si tu veux la lire la revue, achète-là".

Depuis, on a vu des centaines de corridas, acheté et lu des milliers de revues et de magazines, et de journaux, et de livres, vécu, dans un mundillo que l'on a pu approcher via notre pratique professionnelle, quelques moments rares, et puis quand même, trente ans d'une existence somme toute bien remplie sont passés. Et ce sont pourtant des bouts de vie, des fragments de souvenirs, des instantanés d'adolescence finissante qui remontent ce matin à la surface. Des détails. Ce qui reste quand on a tout oublié. 

21/11/2011

Deux indultos à Maracaibo

Corrida de tous les succès à Maracaibo, Venezuela, ce week-end. Juan Bautista et El Fandi (ça a dû leur rappeler leurs belles années de novillero), ont en effet tous deux obtenu l'indulto d'un de leurs adversaires de Rancho Grande. Tout le monde est sorti en triomphe (Erick Cortes aussi) à l'issue du spectacle et en charriant un tombereau d'oreilles. Peu d'options par contre pour Sébastien Castella à Mexico, malgré trois toros (il a offert le troisième) et qui n'a pu être, au mieux, qu'ovationné. Il alternait avec Juan Pablo Sanchez (qui confirmait son alternative, a également offert un toro et est aussi reparti bredouille) et El Payo (qui a coupé la seule oreille de la course).

10/11/2011

Marie Sara et Simon Casas reconduits

Marie Sara et Simon Casas reconduits à Mont-de-Marsan, tel a finalement été hier soir le choix de la commission taurine locale, le duo l'emportant de peu devant la candidature d'Alain Lartigue. Marie Sara et Simon Casas présideront donc aux destinées de la programmation de ces arènes pendant trois temporadas supplémentaires. Le Nîmois va pouvoir maintenant se consacrer exclusivement à sa candidature pour les arènes de Madrid qu'il convoite depuis de nombreux concours.