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15/02/2012

Et si le Juli se retirait ?

La très conflictuelle actualité espagnole entre les stars de la tauromachie et les empresas, qui se cristallise notamment autour de la question des droits télé, pourrait provoquer un mini-séisme. A savoir, le retrait (momentané on suppose) du Juli des ruedos, ainsi que le laissait entendre hier un article publié sur le site internet du quotidien El Mundo. El Juli qui, rappelons, figure pour l'instant sur la liste des grands absents des ferias de Castellon et Valencia et qui semble bien mal parti pour intégrer le moindre cartel à Séville en avril. Pour l'instant, ni Julian Lopez ni son apoderado n'ont confirmé. 

Mais si cette information était avérée, il s'agit d'un sacré coup de tonnerre qui ébranlerait le mundillo. Car bon an, mal an, El Juli reste le seul torero, hors l'exception José Tomas et le cas particulier de Castella en France, capable de remplir peu ou prou une arène sur son seul nom. Et ce depuis plus d'une décennie...

En attendant, les programmations des ferias continuent de s'établir dans le flou artistique (littéralement...) le plus total. En France itou, les principales arènes ayant pactisé pour obtenir des plus grandes figuras des exigences de cachets revues à la baisse, crise oblige. Et ils sont peu, pour l'instant, à accepter de se plier à ces nouvelles conditions, ce qui explique le profil présenté par la feria de Pâques à Arles, les mesures drastiques prises à Bayonne pour réduire les coûts (il n'y aura que quatre corridas organisées en 2012 contre sept l'an passé !) ou les solos que l'on verra peut-être à Nîmes (Castano face aux Miura et Urdiales face aux Victorino ?). Affiches qui,  si cela se vérifiait, privilégieraient la carte du toro et du prestige de l'élevage à la renommée et au potentiel artistique du torero.

Une seule chose est acquise à l'heure actuelle : cette temporada ne ressemblera à aucune autre.

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