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27/05/2012

Superlatifs nîmois

La feria de Nîmes est entrée depuis vendredi soir dans un cycle triomphal. Avant-hier donc, ce sont Castella et El Juli qui ont fait bouillir un théâtre antique archi-comble. Dans ces circonstances-là, notons qu'il est quand même rare que ces deux-là ne répondent pas présent. Tout sauf un hasard.

Hier matin, devant les toros du Nino de la Capea, Padilla a montré le plaisir qu'il prenait à toréer enfin ce bétail qu'il ne croisait jamais auparavant, récoltant un trophée à l'issue d'un combat brindé à une Marie Sara touchée par le geste. Et Juan Bautista a fait l'affaire du jour. Il coupait une oreille à son premier après s'être montré très convaincant. Simon Casas lui, du coup, était convaincu. Pour signifier au père de l'Arlésien qu'il retenait son fils pour assurer la substitution d'un Ivan Fandino blessé, cette après-midi, devant les toros de Fuente Ymbro. Pour lui donner encore plus raison, Jean-Baptiste coupait les deux oreilles de son second. Depuis le callejon, on a vu Casas savourer.

Le directeur des arènes de Nîmes a dû planer bien plus haut hier soir. Avouons-le : il a parfois été raillé sous cape pour avoir annoncé le solo de Castano face aux Miura comme un événement. Pas assez chic pour Nîmes, ont jugé nombre d'observateurs, pour mériter une telle appelation. Quelques heures plus tard : boum, badaboum ! De l'avis des récits lus ce matin, et dans les colonnes de Midi Libre notamment, Castano (cinq oreilles) et sa , cuadrilla ont écrit une page d'histoire face aux fauves de Zahariche. Soit Nîmes en mode superlatif et avec du toro-toro comme avec des figuras !

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