Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

18/05/2013

Nîmes sous la pluie

Il pleut sur Nîmes et sa région et la feria de Pentecôte s'en trouve perturbée comme elle ne l'avait pas été depuis longtemps. La corrida de ce matin a ainsi été annulée. Aucun report n'étant désormais possible avec les affiches matinales, on en verra donc pas Finito, Morante et Manzanares devant les Juan Pedro Domecq. Très dommage.

Hier matin, de l'avis de nombre d'observateurs avisés, la corrida d'Escolar Gil est sortie intéressante et Rafaelillo en a profité pour couper deux oreilles. Les mêmes ont jugé par contre jugé très decevant le lot de Jandilla. Padilla, Bautista et Fandino sont repartis bredouilles.

Maintenant, tout Nîmes attend une éclaircie.

17/05/2013

A Nîmes, Escolar du matin et Juli revient

Rafaelillo, Robleno et Bolivar retrouveront finalement ce matin à Nîmes les toros d'Escolar qu'ils n'ont pas pu affronter hier soir à cause de la pluie. La bonne nouvelle du jour : El Juli, absent depuis sa blessure de Séville, reprend l'épée lundi à Nîmes. Cette après-midi, Jandilla pour Padilla, Bautista, Fandino.

10/05/2013

Partout, Casas

Simon Casas sur tous les fronts ? Approche de la feria de Pentecôte oblige, rien d'étonnant pensera-t-on. Il n'empêche, la multiplicité de ses activités du moment et son inlassable énergie passée à les commenter, les argumenter, les expliquer ne manque pas d'étonner, même ceux qui chroniquent son actualité depuis de longues années. Apoderado toujours, directeur de ses arènes "de coeur" (Nîmes, évidemment), entrepreneur de spectacles taurins des deux côtés des Pyrénées, débatteur roué et personnalité médiatique madrée, écrivain... Il n'y a guère que la politique qu'il semble tenir à distance depuis quelques temps. Pour mieux y revenir un jour ? S'il n'en parle plus jamais c'est peut-être qu'il doit en rêver.

Cette hyper-activité sur le plan de son implication multi-cartes dans le monde taurin, il l'explique. Elle tient en une stratégie, celle de "la toile d'araignée" ainsi qu'il la nomme lui-même à la mi-journée de ce vendredi de mai. Et le Nîmois en use au service d'une ambition avouée : "Etre présent à tous les carrefours importants du marché. C'est une stratégie marketing d'entreprises, oui" consent celui qui vient d'entrer dans les arènes de Malaga. Nouvelle étape d'une ascension qu'il décrit ainsi : "Seul, ou associé avec des entrepreneurs correspondant à ma sensibilité - ce qui me permet aussi de déléguer beaucoup - je suis aujourd'hui devenu la première entreprise mondiale de production en matière de tauromachie."

On le retrouve ainsi, en patron ou en associé, majoritaire ou minoritaire, à Nîmes, Valencia, Malaga, Mont-de-Marsan ou Madrid. Alicante (où il est seul candidat) va aussi bientôt tomber dans son escarcelle. Et ce n'est pas fini selon ses propres dires : "Vous l'avez noté, des entreprises s'écroulent, d'autres disparaisent purement et simplement. Saragosse ou le Puerto vont bientôt tomber. Je serai candidat."

Plus que jamais aussi, il prône la flexibilité en matière d'organisation et de programmation, "en fonction de l'actualité tauromachique, du la conjoncture économique et des désirs du moment du public. Actuellement il faut privilégier la qualité à la quantité, revoir les redevances et tarifs de location des arènes à la baisse". A Nîmes, il apprécie d'avoir été entendu et s'avoue pleinement satisfait  de ses cartels : "Il ne manque pas une vedette à part Tomas blessé. Regardez ce qui se fait ailleurs en France et comparez. Et puis moi, quand je fais du torisme, comme avec le mano a mano des Miuras, c'est du torisme de qualité, pas dogmatique. Parce que programmer des mulets, ce n'est pas faire du torisme, c'est faire une "mulade" ! " ose-t-il le temps d'un néologisme inventé sur l'instant.

On terminera cet entretien avec lui en évoquant brièvement "La Corrida parfaite" titre de son dernier ouvrage sur lequel nous reviendrons longuement très bientôt : "La corrida de José Tomas m'a révélé des émotions. Elle m'a amené à repenser à mes 20 ans, vécus avec Alain (Montcouquiol, ndlr) à Madrid. Lui il a voulu vivre dans l'ombre, moi dans la lumière. C'est la vie et je cherche à comprendre. J'ai écrit ce livre pour ça, après cette corrida-là, cet aboutissement."

Le passé jamais oublié, omniprésent dans l'actualité, des projets plein la tête pour le futur : Casas, partout.