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15/09/2013

Bientôt une école de tauromachie à Montpellier ?

Entre le week-end de la feria du Riz à Arles et celui de la feria des Vendanges à Nîmes, il semblait difficile d’imaginer que Montpellier ferait l’actualité tauromachique de la semaine.

Et pourtant, quelques lignes évoquant la naissance  d'une école taurine dans la capitale régionale, parues mardi dans les colonnes de l'édition de Montpellier de Midi Libre, puis mercredi matin sur le site midilibre.fr, allaient mettre le feu aux poudres. Et partant, ressusciter le vieux débat entre pro et anticorrida, opposition perpétuellement abrasive.

Tout commence avec Christian Barrale, aficionado et père de Diego, jeune aspirant torero montpelliérain, qui ambitionne de créer cette école, affirmant que les cours (assurés par le banderillero Marc-Antoine Romero et le matador Mehdi Savalli) se dérouleraient dans les arènes de Saint-Georges-d’Orques. Dont il avait récupéré les clés puisque son fils s’y entraînait régulièrement.

Jusqu’à mardi, il y croyait : "Mais le maire, Jean-François Audrin, s’est rétracté, il a eu peur. Pour sa clinique de vétérinaire et pour son mandat. Après, je peux comprendre, je ne lui en veux pas", déplorait cependant, en cette fin de semaine, l’initiateur du projet.

Situation à propos de laquelle l’élu tient à préciser : "Je l’ai rencontré mardi soir et je l’ai invité à monter une école de raseteurs, pas une école de tauromachie espagnole." Bref, une fois la journée portes ouvertes de mercredi annulée et les clés des arènes (qui vont continuer à recevoir des spectacles de course camarguaise) rendues à l’édile, Christian Barrale s’est remis en quête d’une terre d’accueil.

Sans problème, jure-t-il : "J’ai reçu énormément de messages de soutien. Des personnes me proposent des salles pour que l’on s’entraîne et le maire d’un village à côté de Montpellier nous a dit que nous pouvions venir chez lui. Je ne peux pas en dire plus pour ne pas créer de nouvelles polémiques, même si on ne fera que “toréer de salon”, sans toro ni violence."

Dans ces arènes-là, il espère bien accueillir rapidement ses quinze premiers élèves (dont un trentenaire et un quadra), peut-être plus. "C’est que cette histoire nous a fait une pub énorme, savoure-t-il. Toute la France sait qu’il y a désormais une école taurine à Montpellier !" Où "elle a toute sa place", assure Christian Barrale, même s’il en existe déjà à Arles, Béziers et Nîmes.