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05/04/2013

Les cartels de Pentecôte à Nîmes

Voici les cartels de la Pentecôte nîmoise, confirmés par Simon Casas. Qui a convié le gratin (ne manque personne sinon Tomas blessé), nul ne se produisant plus d'une fois. On les commente plus en détails sous peu, en attendant, découvrons les affiches des corridas, sachant qu'une novillada de Ponce ouvrira le cycle le mercredi. Jeudi 16 mai: Escolar Gil pour Rafaelillo, Robleño et Bolivar. Vendredi 17 : Jandilla pour Padilla, Bautista et Fandiño. Samedi 18 : Cuvillo pour Finito, Morante et Manzanares le matin et, l'après-midi, toros de Juan Pedro pour Ponce, Perera et Luque. Dimanche 19 : mano a mano Juan Leal-Castella, le premier prenant l'alternative, puis autre mano a mano, Ferrera-Castaño, devant des Miura. Lundi 20 : Mendoza, Cartagena et Moura Jr à cheval devant des Bohorquez avant le final avec le Juli, Talavante et Silveti face à des Victoriano del Rio.

29/03/2013

Castella s'impose

Sébastien Castella a coupé trois oreilles (deux à son deuxième, une à son troisième) dans le cadre du mano a mano qui l'opposait à Juan Bautista (une oreille) à Arles, pour l'ouverture de la feria de Pâques.

La corrida, qui proposait du bétail issu de trois ganaderias différentes (supérieurs les toros d'Alcurrucen selon les premiers avis) a fait un quasi-plein.

Mano a mano

La temporada française démarre en trombe dans quelques heures (paseo à 17 h) avec le classico de la tauromachie française, le mano a mano Bautista-Castella, pour ouvrir la feria de Pâques à Arles (toros d'Alcurrucen, Garcigrande et Puerto San Lorenzo). On suit ça de près, comme toute l'actualité d'un week-end traditionnellement très riche. 

A l'image de la semaine qui suivra au cours de laquelle seront également dévoilés les cartels de la feria de Nîmes. C'est prévu pour vendredi.

18/01/2013

Arles annonce sa temporada

Après quelques petites semaines d'absence, retour en force de l'actualité sur Toros blog et, partant, début de la temporada française 2013. Ou, plutôt, des premières annonces importantes relatives à cette nouvelle saison. Comme le veut la tradition, ce sont les ferias d'Arles qui se dévoilent les premières pour les cartels suivants.

Feria de Pâques :vendredi 29 mars à 11 heures, novillada non piquée de Tardieu Frères pour El Gallo (école taurine de Valencia), Ángel Sánchez (Colmenar) et Yoan Martínez (Arles). À 17 heures mano a mano entre Juan Bautista et Sébastien Castella (toros d'Alcurrucén, Garcigrande et Puerto de San Lorenzo). Samedi 30 à 11 heures, novillos de Dos Hermanas pour César Valencia, Borja Jiménez et Lilian Ferrani,. À 17 heures toros de Torrestrella pour Juan José Padilla, Ivan Fandiño et Daniel Luque. Dimanche 31, toros de Cebada Gago pour Luis Bolívar, David Mora et Marco Leal. Lundi 1er avril à 11 heures, toros de Murube pour Andy Cartagena et Diego Ventura mano a mano. À 17 heures, toros de Victorino Martin pour Fernando Robleño et Javier Castaño mano a mano.

La feria du Riz est également quasiment bouclée : samedi 7 septembre à 17 heures 30, corrida goyesque avec des toros de Domingo Hernández pour Enrique Ponce, El Juli et Juan Bautista. Dimanche 8 à 11 heures corrida portugaise : Toros de Gallon pour Fermín Bohórquez, Joao Moura et Gines Cartagena. À 17 heures, toros de Miura pour un cartel restant à définir.

Une programmation qui appelle quelques commentaires et dessine diverses tendances pour la saison à venir. Sous le double effet de la crise économique et de l'envie du public de (re)voir des combats avec un minimum de piquant et des toros qui ressemblent à des toros, l'accent est mis sur ce dernier. Les corridas dites dures dominent et y sont conviés les spécialistes du genre. Il reste à espère que ces courses-là offrent le spectacle (et la présentation) promis. Et parviennent elles aussi à remplir les gradins. Ce que nombre de grandes vedettes ont de plus en plus de mal à faire. Mais programmées dans des configurations originales, osées ou inédites, elles restent quand même les plus aptes à générer des engouements hors-norme. Ce qui a un coût, certes, mais peut autoriser aussi de belles recettes.

En ce début d'année, on restera donc prudent, et on se gardera de balancer avec démagogie un discours anti-figuras dogmatique qui, pour être aujourd'hui dans l'air du temps, ne restera pas forcément pertinent à moyen ou long terme.

A suivre. En attendant, bonne et belle année à tous, à vivre dans les arènes et ailleurs.

27/11/2012

Michelito matador

Vous vous souvenez de Michelito, enfant et fils de Michel Lagravère (toreo français aux mille aventures sud-américaines) qui provoqua son petit buzz en France le temps d'une feria d'Arles où les aficionados du pays de son père le découvrirent alors ? Michelito a depuis bien grandi et il a été fait matador de toros ce week-end, chez lui au Mexique, à Merida. Sébastien Castella était son parrain et le jeune impétrant a coupé une oreille à son toro d'alternative.

29/10/2012

Castella triomphe à Aguascalientes

Si l'actualité tauromachique est marquée depuis quelques semaines, en France et en Espagne, par les rumeurs du mercato dans le mundillo (changement d'apoderados, ajustements dans les cuadruillas, etc.), en Amérique du Sud elle a retrouvé sa place dans les ruedos. Avec, déjà, Sébastien Castella en tête d'affiche. 

Le Biterrois est en effet sorti grand vainqueur de la traditionnelle corrida de Las Cavaleras lidiée dans les arènes mexicaines d'Aguascalientes, après avoir coupé les deux oreilles de son premier toro de Teofilo Gomez. Il  alternait avec le rejoneador Emilio Gamero, Juan Pablo Sanchez et Arturo Salvidar, tous trois repartis bredouilles.

09/09/2012

Exceptionnelles Vendanges

Alors que se termine aujourd'hui la feria du Riz avec sa traditionnelle corrida-concours (Bautista et Mendoza ont triomphé hier lors de la goyesque) se profilent déjà les exceptionnelles Vendanges concoctées à Nîmes par Simon Casas.

Une novillada de Fuente Ymbro jeudi après-midi, Lescarret et Castano en mano a mano devant des Margé vendredi après-midi, une corrida équestre samedi matin (avec Mendoza), avant une succession d'événements majeurs : Morante et Manzanares en mano a mano samedi après-midi, Tomas en solo dimanche matin, le Juli et Castella en clôture dimanche après-midi, ouf. Un rêve de programmation "all stars" ou une programmation de rêve, c'est selon et c'est déjà plein pour Tomas. Le pari était aussi coûteux que risqué, mais le directeur de la programmation tauromachique des arènes de Nîmes affirme l'avoir déjà  réussi sur le plan économique.

Il s'en expliquait cette semaine, la voix cassée, l'exaltation intacte : "J'ai toujours eu pour Nîmes ce désir d'excellence. Là, avec cette programmation et notamment cette corrida de José Tomas, on touche à l'excellence de l'excellence." Comment s'est monté ce solo ? "C'est Tomas qui en a eu envie et son apoderado m'en a parlé, me confiant qu'il souhaitait tuer six toros et que c'est à Nîmes qu'il voulait le faire. L'an dernier, il avait fait son retour à Valencia, des arènes que je gère, déjà... Disons que quand José Tomas a une envie particulière, c'est à moi qu'il en parle en premier. Mais après, parler ne suffit pas..." glisse Simon Casas. Qui ne sait pas s'il s'agira de la dernière corrida  de l'énigmatique Madrilène, comme une rumeur le laisse entendre avec insistance : "Je suis incapable de répondre à ça, mais bon, ça se peut. Regardez sa saison, avec le Juli à Badajoz, avec Morante à Huelva, seul à Nîmes... Mais l'événement reste exceptionnel, quoi qu'il arrive. Et si on ajoute les mano a mano on est au sommet" s'enthousiasme-t-il encore.

Sans entrer dans la confidentialité des montant des cachets ("Une clause des contrats me l'interdit de toute façon"), le Nîmois consent cependant à révéler que cette feria a un coût d'"environ 2,5 millions d'euros, entre l'investissement sur les cachets et les coûts de fonctionnement et de production. Au départ, je peux perdre beaucoup, mais je peux dire d'ores et déjà que ma société va finalement gagner de l'argent. La demande d'abonnements est extraordinaire, nous n'en avons jamais vendu autant, même à l'époque des grandes années d'Ojeda."

De quoi conforter Simon Casas dans quelques-unes de ses certitudes, notamment en cette période de crise : "La saison est catastrophique. Il n'y a pas moins de consommation de tauromachie, mais moins de consommateurs de tauromachie, car ils ont moins de pouvoir d'achat, c'est un fait économique international. Dans notre secteur, pour lutter contre la crise, il faut donc privilégier la qualité des spectacles, car quand elle est d'un niveau très élevée le public répond présent, à la quantité. C'est pour ça que je ne propose pas de corrida ni jeudi après-midi, ni vendredi matin. Et nous allons faire autant de spectateurs en six spectacles, soit 60 000 entrées payantes, lors de ces Vendanges, qu'en onze spectacles à Pentecôte !" Et lui qui estime "entre 15 à 20 millions d'euros l'impact économique de cette feria pour Nîmes et sa région", pense aussi que les Villes devraient revoir à la baisse les montants de leur redevance.

En attendant, à Nîmes, on compte les jours avant de vivre assurément un des moments les extravagants de la saison, notamment lors de cette matinée de dimanche au cours de laquelle le torero le plus hors-norme de l'ère moderne (quoi que l'on pense de lui, de son style, de sa carrière et de la façon dont il l'a conduite)  affrontera plus de toros en deux heures que depuis le début de sa saison. 

04/06/2012

Tomas en solo à Nîmes

Tomas en solo le 16 septembre dans les arènes de Nîmes, voilà ce qu'a annoncé Simon Casas il y a quelques heures. On en reparle très vite mais sachant que cette course événementielle précédera une alternative de Fernando Adrian donnée par Juli et Castella (tout juste distingué trimphateur et auteur de la meilleure faena de la San Isidro, rien que ça) et suivra un mano a mano entre Morante et Manzanares, le lendemain, on situe le niveau des prochaines Vendanges. Première impression : wow !

27/05/2012

Superlatifs nîmois

La feria de Nîmes est entrée depuis vendredi soir dans un cycle triomphal. Avant-hier donc, ce sont Castella et El Juli qui ont fait bouillir un théâtre antique archi-comble. Dans ces circonstances-là, notons qu'il est quand même rare que ces deux-là ne répondent pas présent. Tout sauf un hasard.

Hier matin, devant les toros du Nino de la Capea, Padilla a montré le plaisir qu'il prenait à toréer enfin ce bétail qu'il ne croisait jamais auparavant, récoltant un trophée à l'issue d'un combat brindé à une Marie Sara touchée par le geste. Et Juan Bautista a fait l'affaire du jour. Il coupait une oreille à son premier après s'être montré très convaincant. Simon Casas lui, du coup, était convaincu. Pour signifier au père de l'Arlésien qu'il retenait son fils pour assurer la substitution d'un Ivan Fandino blessé, cette après-midi, devant les toros de Fuente Ymbro. Pour lui donner encore plus raison, Jean-Baptiste coupait les deux oreilles de son second. Depuis le callejon, on a vu Casas savourer.

Le directeur des arènes de Nîmes a dû planer bien plus haut hier soir. Avouons-le : il a parfois été raillé sous cape pour avoir annoncé le solo de Castano face aux Miura comme un événement. Pas assez chic pour Nîmes, ont jugé nombre d'observateurs, pour mériter une telle appelation. Quelques heures plus tard : boum, badaboum ! De l'avis des récits lus ce matin, et dans les colonnes de Midi Libre notamment, Castano (cinq oreilles) et sa , cuadrilla ont écrit une page d'histoire face aux fauves de Zahariche. Soit Nîmes en mode superlatif et avec du toro-toro comme avec des figuras !

24/05/2012

Entre Nîmes et Madrid

Si Simon Casas a encore aujourd'hui les deux yeux tourné sur le ruedo de Las Ventas et les deux oreilles ouvertes sur ce qui se déroule à Nîmes (lire aussi note ci-dessous), ce sera le contraire pour nous. Au lendemain d'une course de Victorino au cours de laquelle Joselito Adame et Alberto Aguilar ont chacun effectué une vuelta, ce sont, à Nîmes, Paquirri, Fandi et Sanchez qui alterneront cette après-midi devant des toros de Torrehandilla.

Pendant ce temps, à Madrid, Sébastien Castella devrait être salué en héros pour son retour en piste après son acte de bravoure de la semaine passée (lire aussi ci-dessous). Aux côtés de Diego Silveti et Daniel Luque il affronte en effet dans quelques minutes des toros de Nunez del Cuvillo. Et tout Nîmes, où il est annoncé demain avec le Juli, sera à l'écoute.