Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog


06/12/2010

Un dimanche en Amérique du Sud

Il s'est passé pas mal de choses hier dans les arènes d'Amérique du sud. Perera est par exemple revenu en trimphateur à Mexico où il a coupé les deux oreilles de son premier toro (une pour le Zotoluco). A Quito, c'est le novillero Juan del Alamo qui a triomphé, obtenant une récompense à l'issue de chacun de ses combats, dans le cadre d'une course mixte (le rejoneador Andy Cartagena y participait aussi). A Lima, côté cartel, on donnait dans le grand luxe : Ponce, Juli, Castella et Cayetano, ce dernier remplaçant Manzanares ! Les trois premiers ont tous coupé une oreille et Cayetano est reparti bredouille. Mais le fait du jour reste la prestation du Juli que les observateurs de la course disent énorme. Sauf que le palco lui a refusé une deuxième oreille, ne cédant pas non plus à la demande du public d'accorder une vuelta posthume au toro. Du coup, ça a chauffé pour les oreilles du président et le Juli s'est fendu d'un double tour de piste. Na !

On a par ailleur pris connaissance ce week-end des affiches qui composeront la vingtième feria de la Macarena de Medellin en Colombie. Et Sébastien Castella y sera omniprésent puisqu'on le retrouvera le 29 janvier en mano a mano avec Luis Bolivar, puis il défilera au paseo d'un festival le 11 février avant de figurer au cartel de la corrida du lendemain aux côtés de Pepe Manrique et Manzanares.

01/12/2009

A Quito, Castella efface Lima

Sébastein Castella ne reste jamais bien longtemps sur un échec. A peine digérée sa déception de Lima (voir une note précédente), le Biterrois a remporté un important triomphe dans les arènes de Quito, dans le cadre de la grande feria de la cité équatorienne.  Alors qu'il alternait avec El Fandi (une oreille) et Alvaro Samper qui prenait l'alternative (une vuelta), il s'imposait en coupant les deux  oreilles de son second toro, après avoir été applaudi à l'issue de son premier combat. Et les arènes étaient archi-combles... 

30/11/2009

De l'autre côté de l'océan

Le dernier week-end  en Amérique du Sud oscillait entre deux pôles d'excellence. A Lima au Pérou, Ponce et Manzanares (décidément dans un sacré moment) ont chacun coupé une et une oreilles. RAS pour un Sébastien Castella très mal servi. Ce très gros cartel avait quasiment fait le plein.
Idem à la 
Monumental de Mexico, pour le retour de Joé Tomas récompensé par une oreille et un tour de piste. Pour lui aussi la corrida n'a visiblement pas franchement servi. Il alternait avec Macias qui a coupé les deux oreilles de son premier.

 

12/11/2009

Et Michelito débuta à 11 ans en novillada piquée

Voilà, c'est fait, et l'événement devrait trouver sa place dans un Guiness book tauromachique. Le jeune Franco-Mexicain Michelito, fils du matador Michel Lagravère, a débuté en novillada piquée à l'âge de 11 ans. Et il ne semble pas y avoir de précédent. Ca s'est plutôt mal passé, enfin, plutôt mal terminé, au moment de vérité ce qui est tout sauf un hasard : voltereta, avis, multiples échecs avec les épées, secours d'un compagnon de paseo, infirmerie, etc.

Sans rentrer dans un débat éthique ou moraliste sur le fait de donner la mort à 11 ans, et en restant sur des considérations pratiques, pragmatiques ou tauromachiques, ces deux réflexions : est-on physiquement apte à cet âge-là à estoquer ce type d'animal, un tel bétail ? Vu le physique, la morphologie du nino, et même si le bétail avait justement était précautioneusement choisi, on peut se poser la question. Et se dire qu'attendre un ou deux ans de plus, même s'il a suffisamment de bouteille cape, banderilles ou muleta en main, n'aurait pas forcément été un luxe. Et encore, la façon dont ce novillo a "pesé" sur ce gamin, même s'il excella à la muleta, a dû aussi jouer sur l'état de sa forme physique au moment de se profiler avec l'épée.

Deuxième point, purement subjectif celui-là : j'ai vu Michelito à Arles, en exhibition, devant deux erales lors de la dernière feria du Riz. J'ai eu aussi la chance, il y a quelques années de cela, d'être sur les gradins des arènes de Nîmes pour assister aux premiers pas du Juli dans le théâtre de sa future alternative  et dans le cadre d'une non piquée. Il devait avoir douze ou treize ans, et l'effet de sidération qu'il produisit ce matin-là était à des années lumières de l'impact de Michelito. El Juli figura, il était déjà, c'est dire. Michelito en est loin, très loin. Pas du Juli d'aujourd'hui mais du Juli de ce matin là. Ca ne se discute même pas et c'est le contraire qui serait anormal.