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10/05/2013

Partout, Casas

Simon Casas sur tous les fronts ? Approche de la feria de Pentecôte oblige, rien d'étonnant pensera-t-on. Il n'empêche, la multiplicité de ses activités du moment et son inlassable énergie passée à les commenter, les argumenter, les expliquer ne manque pas d'étonner, même ceux qui chroniquent son actualité depuis de longues années. Apoderado toujours, directeur de ses arènes "de coeur" (Nîmes, évidemment), entrepreneur de spectacles taurins des deux côtés des Pyrénées, débatteur roué et personnalité médiatique madrée, écrivain... Il n'y a guère que la politique qu'il semble tenir à distance depuis quelques temps. Pour mieux y revenir un jour ? S'il n'en parle plus jamais c'est peut-être qu'il doit en rêver.

Cette hyper-activité sur le plan de son implication multi-cartes dans le monde taurin, il l'explique. Elle tient en une stratégie, celle de "la toile d'araignée" ainsi qu'il la nomme lui-même à la mi-journée de ce vendredi de mai. Et le Nîmois en use au service d'une ambition avouée : "Etre présent à tous les carrefours importants du marché. C'est une stratégie marketing d'entreprises, oui" consent celui qui vient d'entrer dans les arènes de Malaga. Nouvelle étape d'une ascension qu'il décrit ainsi : "Seul, ou associé avec des entrepreneurs correspondant à ma sensibilité - ce qui me permet aussi de déléguer beaucoup - je suis aujourd'hui devenu la première entreprise mondiale de production en matière de tauromachie."

On le retrouve ainsi, en patron ou en associé, majoritaire ou minoritaire, à Nîmes, Valencia, Malaga, Mont-de-Marsan ou Madrid. Alicante (où il est seul candidat) va aussi bientôt tomber dans son escarcelle. Et ce n'est pas fini selon ses propres dires : "Vous l'avez noté, des entreprises s'écroulent, d'autres disparaisent purement et simplement. Saragosse ou le Puerto vont bientôt tomber. Je serai candidat."

Plus que jamais aussi, il prône la flexibilité en matière d'organisation et de programmation, "en fonction de l'actualité tauromachique, du la conjoncture économique et des désirs du moment du public. Actuellement il faut privilégier la qualité à la quantité, revoir les redevances et tarifs de location des arènes à la baisse". A Nîmes, il apprécie d'avoir été entendu et s'avoue pleinement satisfait  de ses cartels : "Il ne manque pas une vedette à part Tomas blessé. Regardez ce qui se fait ailleurs en France et comparez. Et puis moi, quand je fais du torisme, comme avec le mano a mano des Miuras, c'est du torisme de qualité, pas dogmatique. Parce que programmer des mulets, ce n'est pas faire du torisme, c'est faire une "mulade" ! " ose-t-il le temps d'un néologisme inventé sur l'instant.

On terminera cet entretien avec lui en évoquant brièvement "La Corrida parfaite" titre de son dernier ouvrage sur lequel nous reviendrons longuement très bientôt : "La corrida de José Tomas m'a révélé des émotions. Elle m'a amené à repenser à mes 20 ans, vécus avec Alain (Montcouquiol, ndlr) à Madrid. Lui il a voulu vivre dans l'ombre, moi dans la lumière. C'est la vie et je cherche à comprendre. J'ai écrit ce livre pour ça, après cette corrida-là, cet aboutissement."

Le passé jamais oublié, omniprésent dans l'actualité, des projets plein la tête pour le futur : Casas, partout.

04/06/2012

Tomas en solo à Nîmes

Tomas en solo le 16 septembre dans les arènes de Nîmes, voilà ce qu'a annoncé Simon Casas il y a quelques heures. On en reparle très vite mais sachant que cette course événementielle précédera une alternative de Fernando Adrian donnée par Juli et Castella (tout juste distingué trimphateur et auteur de la meilleure faena de la San Isidro, rien que ça) et suivra un mano a mano entre Morante et Manzanares, le lendemain, on situe le niveau des prochaines Vendanges. Première impression : wow !

24/05/2012

Entre Nîmes et Madrid

Si Simon Casas a encore aujourd'hui les deux yeux tourné sur le ruedo de Las Ventas et les deux oreilles ouvertes sur ce qui se déroule à Nîmes (lire aussi note ci-dessous), ce sera le contraire pour nous. Au lendemain d'une course de Victorino au cours de laquelle Joselito Adame et Alberto Aguilar ont chacun effectué une vuelta, ce sont, à Nîmes, Paquirri, Fandi et Sanchez qui alterneront cette après-midi devant des toros de Torrehandilla.

Pendant ce temps, à Madrid, Sébastien Castella devrait être salué en héros pour son retour en piste après son acte de bravoure de la semaine passée (lire aussi ci-dessous). Aux côtés de Diego Silveti et Daniel Luque il affronte en effet dans quelques minutes des toros de Nunez del Cuvillo. Et tout Nîmes, où il est annoncé demain avec le Juli, sera à l'écoute.

23/05/2012

Nîmes face à la crise

La feria de Pentecôte 2012 débute dans quelques minutes à Nîmes, avec une corrida de Victorino Martin (pour Urdiales, Alberto Aguilar et Joselito Adame). Ce début de feria, Simon Casas, directeur des arènes, le vivra depuis Madrid où il suit la San Isidro, dans ces arènes de Las Ventas dont il est également attaché à la direction. Joint aujourd'hui par téléphone, il a accepté d'évoquer avec nous cette année particulière pour la tauromachie, entre crise financière, revendications diverses des toreros stars et volonté de certaines arènes, en France notamment, de revoir leurs cachets à la baisse.

"Nous sommes dans une configuration inédite puisque le monde vit une crise comme il n'en a pas connu depuis le début du XXe siècle. Ce n'est donc pas seulement le secteur taurin qui est touché" commence-t-il par noter. Et le Nîmois de relever que, contrairement à une idée reçue, "il n'y a pas de désaffection du public, il y a un problème de pouvoir d'achat". Autrement dit, si il y a toujours autant de monde à avoir envie d'aller aux arènes, "ces spectateurs vont aller voir deux ou trois corridas au lieu d'acheter un abonnement, ou n'iront voir qu'une seule corrida au lieu d'en voir trois ou quatre comme ils en avaient l'habitude".

Fort de ce constat, Simon Casas estime que l'on "doit aujourd'hui revoir la manière d'organiser les corridas, qui n'a presque pas changé depuis le XIXe siècle. Il faut articuler la tauromachie avec l'environnement social et culturel, ce que je fais actuellement à Madrid, il nous faut aussi un taux de TVA adapté, celui des spectacles, pas celui des services comme en ce moment. Nous relevons du spectacle vivant, les subalternes sont des intermittents du spectacle et la tauromachie a été reconnue relevant du patrimoine culturel immatériel ! Avec mes collègues Robert Margé et Luc Jalabert, nous faisons valoir ces arguments auprès de l'administration fiscale".

Il pointe aussi le fait que la corrida "ne vit que de la billeterie". Domaine sensible s'il en est, il reste vrai que ni sponsoring, ni publicité ni autre type de partenariat (surtout pas en France), ne s'inscrivent dans le sillage des soutiens à la chose taurine. Par conséquent, estime Simon Casas, "des choses sont à revoir. Nous organisons trop de corridas, à Nîmes notamment, et si on ne demande pas de subventions, les redevances sont parfois trop élevées". Quant à la question du cachet des toreros, s'il n'est pas de ceux  qui stigmatisent les prétentions des figuras en la matière, il reconnaît cependant que certains émoluments sont "inadaptés" à la situation économique actuelle.

Pour l'instant, alors que le soleil est revenu sur Nîmes et la région, les aficionados s'apprêtent à retrouver le chemin des arènes.  En plus grand nombre que prévu semblerait-il, pour les courses d'aujourd'hui, et de demain aussi (Paquirri, Fandi, Pablo Sanchez devant des Torrehandilla), ainsi qu'il le confiait ce matin dans les colonnes de Midi Libre. On suit tout ça de près, bien sûr.

17/05/2012

Castella héroïque à Madrid

Sébastien Castella héroïque à Madrid ce soir : une blessure dans la region du pubis infligée par son premier toro de Victoriano, deux combats qu'il honore jusqu'à la dernière seconde, une oreille. Sa saison 2012 dans les grandes arènes françaises et espagnoles est lancée.

30/12/2011

Les derniers feux de 2011

Quelle riche fin d'année 2011 avec des informations qui tombent toutes les heures ou presque depuis quelques jours. La plus importante, bien sûr, concerne la confirmation de la victoire de la société Taurodelta reconduite à la tête des arènes de Madrid, renforcée cette fois par les poids lourds Antonio Matilla et Simon Casas. Ce dernier savoure aujourd'hui dans Midi Libre et depuis Cali : "C'est un nouveau départ : l'indispensable réforme de la production des corridas, je l'ai aujourd'hui entre les mains."

Mais ces derniers jours, on a également pris connaissance de quelques adieux annoncés : ceux de Julien Lescarret et d'El Fundi qui partiront en 2012 et celui du Nîmois Julien Miletto qui a déclaré tirer définitivement sa révérence sans s'offrir une dernière saison. L'ultime temporada du Fundi sera la vingt-cinquième de sa carrière en tant que matador !

Enfin, au chapitre transferts, de rigueur en cette saison, sachez qu'en 2012 la carrière de Julio Aparicio sera gérée apr Ortega Cano.

30/11/2011

"Le plus heureux du monde"

"Je suis l'homme le plus heureux du monde." Ainsi nous parlait il y a quelques minutes un Simon Casas ravi de la tournure prise par les événement à Madrid : "C'est l'aboutissement de toute une vie car au début des années 60, nous étions les seuls avec Alain Montcouquiol à prophétiser qu'il y aurait un jour des toreros français. J'ai été un torero médiocre mais pas un médiocre promoteur des toreros français. Et quand je suis devenu entrepreneur aux arènes de Fréjus en 1976 on me disait la même chose : seuls des Espagnols peuvent organiser des corridas. Mais j'ai réussi à m'implanter, en France puis en Espagne. Ma réussite est là, dans la cohérence parfaite dans mon destin, dans toutes mes activités depuis 50 ans."
Ce flash-back effectué, le Nîmois pouvait parler de son présent et de son futur rôle dans les arènes de Madrid : "Il n'y a jamais eu d'homme seul à la tête des arènes de Madrid. Là, il s'agit d'une alliance tripartite, d'ailleurs très bien reçue en Espagne au vu de la conjoncture. On va travailler en synergie, au sein de Taurodelta, notamment pour l'élaboration des cartels, la programmation. En plus, je serai plus particulièrement appelé à intervenir sur les domaines artistiques et culturels. La vie est belle !"

29/11/2011

Simon Casas à Madrid !

Simon Casas à Madrid, voilà qui confinerait presque au pléonasme, tant le Nîmois vibre à l'unisson de la capitale madrilène où il vit, travaille et écrit une partie de l'année et où il a certainement rêvé, jeune apprenti torero, son destin de ce jour. Simon Casas à Madrid : comprendre qu'il intègre officiellement aujourd'hui, ainsi que tout semblait le supposer ces dernières heures, l'équipe dirigeante des arènes de Las Ventas pour les trois prochaines saisons au sein desquelles il devrait plus particulièrement superviser et élaborer la programmmation.

Fruit d'un accord à trois, avec les Choperitas sortants et la maison Matilla, cette consécration pour Simon Casas s'avère aussi être une sacrée surprise alors que l'on pouvait penser que la Comunidad de Madrid s'était bordée pour reconduire les premiers. Il n'en a rien été et après plusieurs échecs in extremis, le Gardois a su finement jouer sa partie et tirer son épingle du jeu. On ne se prononcera pas pour l'instant sur la solidité de cette union sur le long terme,  tout juste se bornera-t-on aujourd'hui à mesurer comme il se doit l'importance de la nouvelle, même si Simon Casas ne sera pas le seul maître à bord. Mais c'est quand même une page d'histoire de la tauromachie française qui s'écrit là. Dire que dans les années 1970 balbutiantes il pouvait encore être écrit qu'il fallait avoir du sang espagnol dans les veines pour pouvoir toréer...

Un Français appelé pour monter les cartels de la feria de la San Isidro dans le saint des saint madrilènes ?Comme me l'avait fait remarquer non sans finesse et pertinence mon companero Roland Massabuau (de la casa Midi Libre lui aussi) il y a quelques années, le seul équivalent  en la matière (à savoir diriger, à l'étranger, une institution culturelle monuent national en son pays) est à chercher du côté de la Scala de Milan que Stéphane Lissner dirige depuis 2005. Pas moins. 

10/11/2011

Marie Sara et Simon Casas reconduits

Marie Sara et Simon Casas reconduits à Mont-de-Marsan, tel a finalement été hier soir le choix de la commission taurine locale, le duo l'emportant de peu devant la candidature d'Alain Lartigue. Marie Sara et Simon Casas présideront donc aux destinées de la programmation de ces arènes pendant trois temporadas supplémentaires. Le Nîmois va pouvoir maintenant se consacrer exclusivement à sa candidature pour les arènes de Madrid qu'il convoite depuis de nombreux concours.

06/10/2011

Simon Casas candidat à Las Ventas

Simon Casas a annoncé son intention d'être candidat à l'appel d'offres pour la gestion des arènes de Madrid, quête dans laquelle il a souvent échoué d'un souffle. Il pourrait également concourir à Malaga, lui qui est déjà installé à Valence et Nîmes. On connaîtra la teneur du cahier des charges pour Las Ventas d'ici quelques semaines. La saison automne-hiver risque d'être agitée dans le mundillo !