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09/09/2012

Exceptionnelles Vendanges

Alors que se termine aujourd'hui la feria du Riz avec sa traditionnelle corrida-concours (Bautista et Mendoza ont triomphé hier lors de la goyesque) se profilent déjà les exceptionnelles Vendanges concoctées à Nîmes par Simon Casas.

Une novillada de Fuente Ymbro jeudi après-midi, Lescarret et Castano en mano a mano devant des Margé vendredi après-midi, une corrida équestre samedi matin (avec Mendoza), avant une succession d'événements majeurs : Morante et Manzanares en mano a mano samedi après-midi, Tomas en solo dimanche matin, le Juli et Castella en clôture dimanche après-midi, ouf. Un rêve de programmation "all stars" ou une programmation de rêve, c'est selon et c'est déjà plein pour Tomas. Le pari était aussi coûteux que risqué, mais le directeur de la programmation tauromachique des arènes de Nîmes affirme l'avoir déjà  réussi sur le plan économique.

Il s'en expliquait cette semaine, la voix cassée, l'exaltation intacte : "J'ai toujours eu pour Nîmes ce désir d'excellence. Là, avec cette programmation et notamment cette corrida de José Tomas, on touche à l'excellence de l'excellence." Comment s'est monté ce solo ? "C'est Tomas qui en a eu envie et son apoderado m'en a parlé, me confiant qu'il souhaitait tuer six toros et que c'est à Nîmes qu'il voulait le faire. L'an dernier, il avait fait son retour à Valencia, des arènes que je gère, déjà... Disons que quand José Tomas a une envie particulière, c'est à moi qu'il en parle en premier. Mais après, parler ne suffit pas..." glisse Simon Casas. Qui ne sait pas s'il s'agira de la dernière corrida  de l'énigmatique Madrilène, comme une rumeur le laisse entendre avec insistance : "Je suis incapable de répondre à ça, mais bon, ça se peut. Regardez sa saison, avec le Juli à Badajoz, avec Morante à Huelva, seul à Nîmes... Mais l'événement reste exceptionnel, quoi qu'il arrive. Et si on ajoute les mano a mano on est au sommet" s'enthousiasme-t-il encore.

Sans entrer dans la confidentialité des montant des cachets ("Une clause des contrats me l'interdit de toute façon"), le Nîmois consent cependant à révéler que cette feria a un coût d'"environ 2,5 millions d'euros, entre l'investissement sur les cachets et les coûts de fonctionnement et de production. Au départ, je peux perdre beaucoup, mais je peux dire d'ores et déjà que ma société va finalement gagner de l'argent. La demande d'abonnements est extraordinaire, nous n'en avons jamais vendu autant, même à l'époque des grandes années d'Ojeda."

De quoi conforter Simon Casas dans quelques-unes de ses certitudes, notamment en cette période de crise : "La saison est catastrophique. Il n'y a pas moins de consommation de tauromachie, mais moins de consommateurs de tauromachie, car ils ont moins de pouvoir d'achat, c'est un fait économique international. Dans notre secteur, pour lutter contre la crise, il faut donc privilégier la qualité des spectacles, car quand elle est d'un niveau très élevée le public répond présent, à la quantité. C'est pour ça que je ne propose pas de corrida ni jeudi après-midi, ni vendredi matin. Et nous allons faire autant de spectateurs en six spectacles, soit 60 000 entrées payantes, lors de ces Vendanges, qu'en onze spectacles à Pentecôte !" Et lui qui estime "entre 15 à 20 millions d'euros l'impact économique de cette feria pour Nîmes et sa région", pense aussi que les Villes devraient revoir à la baisse les montants de leur redevance.

En attendant, à Nîmes, on compte les jours avant de vivre assurément un des moments les extravagants de la saison, notamment lors de cette matinée de dimanche au cours de laquelle le torero le plus hors-norme de l'ère moderne (quoi que l'on pense de lui, de son style, de sa carrière et de la façon dont il l'a conduite)  affrontera plus de toros en deux heures que depuis le début de sa saison. 

23/05/2012

Nîmes face à la crise

La feria de Pentecôte 2012 débute dans quelques minutes à Nîmes, avec une corrida de Victorino Martin (pour Urdiales, Alberto Aguilar et Joselito Adame). Ce début de feria, Simon Casas, directeur des arènes, le vivra depuis Madrid où il suit la San Isidro, dans ces arènes de Las Ventas dont il est également attaché à la direction. Joint aujourd'hui par téléphone, il a accepté d'évoquer avec nous cette année particulière pour la tauromachie, entre crise financière, revendications diverses des toreros stars et volonté de certaines arènes, en France notamment, de revoir leurs cachets à la baisse.

"Nous sommes dans une configuration inédite puisque le monde vit une crise comme il n'en a pas connu depuis le début du XXe siècle. Ce n'est donc pas seulement le secteur taurin qui est touché" commence-t-il par noter. Et le Nîmois de relever que, contrairement à une idée reçue, "il n'y a pas de désaffection du public, il y a un problème de pouvoir d'achat". Autrement dit, si il y a toujours autant de monde à avoir envie d'aller aux arènes, "ces spectateurs vont aller voir deux ou trois corridas au lieu d'acheter un abonnement, ou n'iront voir qu'une seule corrida au lieu d'en voir trois ou quatre comme ils en avaient l'habitude".

Fort de ce constat, Simon Casas estime que l'on "doit aujourd'hui revoir la manière d'organiser les corridas, qui n'a presque pas changé depuis le XIXe siècle. Il faut articuler la tauromachie avec l'environnement social et culturel, ce que je fais actuellement à Madrid, il nous faut aussi un taux de TVA adapté, celui des spectacles, pas celui des services comme en ce moment. Nous relevons du spectacle vivant, les subalternes sont des intermittents du spectacle et la tauromachie a été reconnue relevant du patrimoine culturel immatériel ! Avec mes collègues Robert Margé et Luc Jalabert, nous faisons valoir ces arguments auprès de l'administration fiscale".

Il pointe aussi le fait que la corrida "ne vit que de la billeterie". Domaine sensible s'il en est, il reste vrai que ni sponsoring, ni publicité ni autre type de partenariat (surtout pas en France), ne s'inscrivent dans le sillage des soutiens à la chose taurine. Par conséquent, estime Simon Casas, "des choses sont à revoir. Nous organisons trop de corridas, à Nîmes notamment, et si on ne demande pas de subventions, les redevances sont parfois trop élevées". Quant à la question du cachet des toreros, s'il n'est pas de ceux  qui stigmatisent les prétentions des figuras en la matière, il reconnaît cependant que certains émoluments sont "inadaptés" à la situation économique actuelle.

Pour l'instant, alors que le soleil est revenu sur Nîmes et la région, les aficionados s'apprêtent à retrouver le chemin des arènes.  En plus grand nombre que prévu semblerait-il, pour les courses d'aujourd'hui, et de demain aussi (Paquirri, Fandi, Pablo Sanchez devant des Torrehandilla), ainsi qu'il le confiait ce matin dans les colonnes de Midi Libre. On suit tout ça de près, bien sûr.

12/03/2012

Les affiches de Palavas

On connaît depuis ce week-end les cartels de la quinzième édition de la feria de la Mer de Palavas-les-Flots. Au programme, deux corridas et une course équestre, cette dernière à l'affiche du  dimanche 6 mai avec la très chic combinaison Pablo Hermoso de Mendoza, Leonardo Hernandez et Manuel Manzanares (toros de Hermanos Sampedro).

Pour les deux corridas des mardi 1er et 8 mai, il a été fait appel, pour la première, à des toros de  Robert Margé et au trio Daniel Luque, David Mora et le Français Thomas Dufau. Et pour le 8 mai, c'est à un mano a mano Juan Bautista-El Juli (toros de Santiago Domecq) que sont conviés les aficionados. 

01/02/2012

Les cartels d'Arles

C'est la crise, et elle n'épargnera pas la tauromachie. Fort de ce constat, des ambitions des grandes arènes françaises de revoir à la baisse les cachets des principales vedettes et du conflit qui se cristallise autour des mêmes et droits télévisés en Espagne, on comprendra aisément que toutes les annonces de cartels qui vont tomber en cascade dans les jours et les semaines qui viennent ne peuvent êtes lues et comprises qu'à l'aune de cette conjoncture. La publication des affiches de la feria de Pâques en restera comme le premier exemple fort. Sur la temporada 2012, deux stars seulement (Castella à Pâques, Manzanares au Riz), plus Juan Bautista à deux reprises, fouleront ainsi le sable du théâtre antique arlésien. Même El Juli, fidèle parmi les fidèles en ce lieu n'en sera pas. Nous les publions en intégralité ci-dessous.

Vendredi 6 avril novillada sans chevaux matinale avec erales de François André pour José Cabrera, El Roque et Lillian Ferrani. L'après-midi :corrida de Domingo Hernández pour Juan José Padilla, Juan Bautista et Sebastián Castella. Samedi 7 : matin, novillada d'Antonio Palla pour Conchi Ríos, Cayetano Ortiz et Fernando Adrián ; après-midi : corrida du Conde de Mayalde pour Ruiz Miguel, Víctor Mendes et El Fundi. Dimanche 8 : en matinée, toros de Luc et Marc Jalabert pour Ángel Teruel, Tomasito et Esaú Fernández ; l'après-midi, toros de Miura pour Fernando Robleño, Javier Castaño et Mehdi Savalli. Lundi 9 : corrida équestre matinale avec des toros de Murube pour Andy Cartagena, Diego Ventura et Leonardo Hernández ; pour la clôture vespérale, toros de Fuente Ymbro pour Iván Fandiño, David Mora et Thomas Dufau.

Concernant la Feria du Riz, on sait déjà que la traditionnelle corrida goyesque du samedi 8 février aura Pablo Hermoso de Mendoza, Juan Bautista et José María Manzanares comme acteurs devant des toros issus d'un élevage restant à définir. Le lendemain, une novillada de Dos Hermanas sera proposée le matin, avant la corrida concours de l'après-midi, pour laquelle ont été réservés des exemplaires de  Cebada Gago, Escolar Gil, Dolores Aguirre, Alcurrucén, Fuente Ymbro et Robert Margé.


 

14/08/2011

A Béziers, Castella a bissé

Bis pour Castella hier à Béziers, ses arènes dont il est encore sorti en triomphe après avoir coupé les deux oreilles de son deuxième adversaire de Nunez del Cuvillo. Même score pour Manzanares, et rien pour Curro Diaz, très bon torero qui mesure en ce moment la distance qui le sépare des figuras.

Autre succès français hier, celui de Juan Bautista qui a reçu un trophée dans les arènes de Dax. Un Juan Bautista qui, aujourdhui, sera présent à Béziers pour affronter des toros de Margé aux côtés de Luis Bolivar et Mehdi Savalli.

27/07/2011

Un incendie chez André Viard

Un incendie dont tout semble indiquer l'origine criminelle s'est déclaré au domicile d'André Viard, au Vieux Boucau, dans les Landes, dans la nuit de lundi à mardi. L'ex torero et actuel chroniqueur taurin et président de l'observatoire des cultures taurines était présent dans son domicile avec sa famille à ce moment-là. Il a déclaré aujourd'hui redouter qu'un "Oslo" survienne un jour devant une arène. Rappelons que des faits similaires se sont produits ces dernières années aux domiciles de Robert Margé, Simon Casas ou du maire de Fenouillet. Désolant...

18/07/2011

Un grand Margé au Plumaçon

De l'avis de tous les observateurs présents hier à Mont-de-Marsan, un grand toro de Margé a rencontré un très bon Matias Tejela, autorisant un triomphe parfaitement légitime, le second coupant les deux oreilles du premier (primé d'une vuelta posthume). Un bel après-midi pour Tejela (trois oreilles au total, une pour Castella lors de cette même course) et une date importante pour l'eleveur Robert Margé.

Aujourd'hui, est présenté dans le Plumaçon un grand classique de ces deux dernières décennies, avec Ponce devant des Samuel Flores, alors que Juli, demain, se coltinera au bétail de La Quinta.

15/07/2011

Mont-de-Marsan entre en feria

C'est aujourd'hui, avec des toros de Garcigrande pour El Juli, Daniel Luque et Thomas Dufau qui prendra l'alternative, que démarre la feria de Mont-de-Marsan préparée par Marie Sara et Simon Casas.

Nous vous rappelons ici l'intégralité des autres cartels de ce cycle.

Samedi 16 au matin, Andy Cartagena et Leonardo Hernández en mano a mano (toros de Bohórquez), et l'après-midi, toros de Nuñez del Cuvillo pour El Cid, Sebastien Castella et Talavante. Dimanche 17: toros de Robert Margé pour El Fundi, Sébastien Castella et Matias Tejela. Lundi matin, novillos de Ponce pour Mathieu Guillon et David Galván et l'après-midi, toros de Samuel Flores pour Ponce, Juan Bautista et Alberto Aguilar. Mardi 19, toros de La Quinta pour Curro Díaz, El Juli et Thomas Dufau.

09/05/2011

Déception à Palavas

Les années se suivent et ne se ressemblent pas à Palavas, où la corrida de toros de Robert Margé et son cartel luxueux n'ont pas donné hier les résutats escomptés. Juan Bautista et Sébastien Castella, deux jeunes papas, ont chacun coupé une oreille alors que le Juli est reparti bredouille, état de fait quasiment historique. Reste cette satisfaction pour les organisateurs : 4000 spectateurs et un "No hay billetes" affiché à l'entrée des arènes.

07/05/2011

Casting de luxe à Palavas

Demain les arènes de Palavas offrent un plateau royal aux aficionados du littoral : El Juli, Bautista, Castella (devant des toros de Robert Margé), difficile de faire mieux pour une plaza de cette dimension. le apseo s'élance à 17 heures devant des gradins archi-combles car... no hay billetes !