22.02.2010
Tomas et Manzanares éblouissent Bogota
José Tomas et José Mari Manzanares sont les héros du week-end taurin sud-américain. Dans des arènes de Bogota archi-combles, ils ont tous deux triomphé en laissant une forte impression, Manzanares raflant un butin de trois oreilles et Tomas coupant les deux de son dernier opposant. Deux des grndes figures actuelles déjà au sommet de leur art, voilà qui promet pour un début de saison européenne pour l'instant placée sous la promesse et le signe d'un grand duel Castella-Juli.
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05.02.2010
Séville en force
On connaît les cartels de la temporada de Séville, arrêtés à 99 %. Toutes ferias confondues sur la saison, El Cid, Morante, Manzanares, Perera et Luque sont engagés à quatre reprises, les deux derniers alternant même en mano a mano lors d'une corrida de Fuente Ymbro. Au vu de son nombre de contrats et de la qualité des affiches qu'il intègre, Daniel Luque s'impose comme le grand vainqueur de la temporada précédente. Dont Sébastien Castella fut l'incontestable numéro 1 et que l'on retrouve dans deux cartels haut de gamme : celui de la corrida d'El Ventorillo le 16 avril, aux côtés du Juli et de Perera, et celui de la corrida d'El Pilar le 18 avec le Cid et Manzanares.
El Juli a, lui, été appelé pour trois corridas sur la saison, alors que ne figurent dans ces cartels dévoilés hier sur les sites taurins espagnols ni Juan Bautista, ni José Tomas.
09:18 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : castella, morante, pilar, séville, manzanares, perera, luque, ventorillo, juli, tomas
26.01.2010
Grandes manoeuvres
Les grandes manoeuvres pour la temporada européenne 2010 ont fait plus que commencer, elles commencer à donner des cartels concrets. Celui du jeudi 3 juin prochain à Madrid avec Tomas et Castella opposés sous le regard d'El Fundi et avec des toros de Victoriano del Rio a déjà causé quelques émois sur la planète toros et quelques feuilletages fébriles d'agendas. On va continuer à suivre ça avec attention, mais il se profile déjà une deuxième date madrilène pour Tomas, et Ponce pour ses vingts ans d'alternative devrait en décrocher trois chez lui à Valence. Où Simon Casas mitonne une feria de feu nous semble-t-il. Là encore, plus d'infos prochainement.
Enfin, rappelons que deux solos d'envergure sont déjà signés. Celui (gonflé) de Daniel Luque à Madrid et celui (révélé ici-même en exclusivité) de Castella à Nîmes, au bénéfice des victimes du tremblement de terre d'Haïti, le jeudi de l'Ascension, certainement devant six toros issus de six élevage distincts.
11:14 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nîmes, castella, madrid, luque, ponce, casas, valence, victoriano, fundi, tomas
21.12.2009
Le préfet et la corrida
Claude Baland est préfet de l'Hérault et du Languedoc-Roussillon depuis janvier 2009. Il a accordé cet entretien exceptionnel et exclusif à Midi Libre et à votre serviteur, dans le cadre d'une série d'interviews où des personnalités acceptent de nous (vous) faire pénétrer dans leur jardin secret. Un entretien publié ce lundi dans l'édition de Montpellier de Midi Libre et que nous reproduisons ici. A lire attentuvement tant ce type d'intervention est rare.
Vous êtes passionné de tauromachie. D'où vous vient cet engouement ?
Je viens d'une région sans tradition tauromachique. Je suis né dans le Berry, donc vous voyez... Ça remonte à la période où j'étais préfet du Gers et où je me suis rendu aux corridas de la Pentecôte, à Vic-Fezensac. La première fois, on m'a guidé dans la tribune d'honneur, on m'a installé à côté d'une dame que l'on m'a conseillé d'importuner le moins possible. Elle m'a salué d'une manière distante et, après un long silence, elle m'a dit : « Jeune homme, j'imagine que vous n'y connaissez rien alors ne me posez aucune question. Je vous apprendrai quand je le jugerai bon. » C'était M me Baylet (ex-patronne de La Dépêche du Midi, dont le fils Jean-Michel Baylet est aujourd'hui le PDG, ndlr). Elle fut la première à commencer à m'initier.
Cette corrida à Vic fut la première pour vous ?
Non, j'en avais déjà vu une, à Madrid, j'avais 19 ans. Mais je l'avais vue en touriste. Je n'étais pas rentré dedans, c'était resté assez superficiel.
Comment s'est opéré le déclic ?
Disons que, très vite, je me suis passionné pour ce drame. Après, j'ai écouté beaucoup de spécialistes, sans poser de questions parce que je ne voulais pas révéler mon ignorance. Mais plus je m'y intéressais, plus je parvenais à décrypter tous ces codes et plus ça me passionnait. Ça m'a complètement imprégné.
Et vous voilà nommé dans une région taurine. Vous allez voir beaucoup de corridas ?
J'aimerais en voir plus. Mais, l'an dernier, j'ai vécu des moments extraordinaires à Nîmes. Je n'ai pas pu aller à Arles mais j'étais à Béziers, à Palavas, à Mauguio.
Qu'est-ce qui vous transporte aux arènes ?
Je suis un amateur passionné, ni un torista (aficionados essentiellement intéressés par le toro et son combat, ndlr) ni un torerista (qui suit avant tout le torero, ndlr). Je viens là pour vivre un moment de communion autour de ce drame esthétique. Et une demi-heure avant de me rendre aux arènes, je suis déjà exalté. J'aime ces rituels. C'est vraiment étonnant, toute cette codification accumulée depuis deux siècles.
Qu'est-ce qui vous impressionne ?
Ce vieux combat perpétué de l'homme et du toro, déjà, impressionne. Et puis, il y a cette ambiance, peut-être très hispanique, où on cherche la mort, on la frôle, on essaie de l'appréhender. Je rêve de voir une corrida entière dans le callejon , au plus près. J'y suis allé une fois, j'ai vu le toro, cette masse... Mais comment peut-on dire que ce combat-là est inégal ? C'est d'une dangerosité extrême. Il faut être d'une ambition folle pour faire ça. Ou animé d'une telle envie de revanche sociale, je ne sais pas... C'est bouleversant.
Des gens qui ont vu José Tomas, à Nîmes, cette année, m'ont dit qu'ils avaient pleuré. Je comprends, ça m'arrive lors de certaines séquences. Une corrida peut me mettre les larmes aux yeux.
C'est une émotion incomparable pour vous ?
L'opéra peut m'émouvoir aux larmes aussi. La corrida, l'opéra et la viticulture sont mes grandes passions. Le vin, d'ailleurs, peut également faire monter les larmes. Sans parler d'ivresse, bien sûr !
L'opéra, comme la corrida, est très codifié. On y juge aussi l'interprétation de l'artiste par rapport à un répertoire immuable, un verdict populaire tombe à la fin...
C'est vrai. Quand on voit toréer Castella ou Tomas, de façon tellement esthétique, immobile, avec cette élégance, cette sobriété, ça peut transporter comme quand Norma chante Casta diva, oui.
Dans votre entourage proche, cette passion gêne-t-elle ?
Ma femme aime aussi. Après, dans le contexte berrichon-nivernais dont je suis issu, imaginez... Mais je crois qu'avec les gens qui n'aiment pas, on ne peut pas se convaincre. Moi, les gens qui m'accusent de cruauté... Quand je vois ces chaînes d'abattage où les bestiaux vont à une mort robotisée. Le toro est autrement valorisé, respecté dans l'arène. Enfin, c'est très personnel ce genre de réflexion, ça relève tellement de sa propre interprétation, des émotions que l'on peut rechercher dans sa vie.
La corrida est-elle en danger ?
On peut penser qu'il y a une pression inconsciente de la société. On va tellement dans le sens de la précaution, pas de sang, pas de danger. Et puis, une interdiction pourrait être prononcée en Catalogne. Mais là-bas, n'est-ce pas une façon comme une autre de se démarquer de la Castille, de l'Andalousie, d'une Espagne plus traditionnelle ? Alors que la Catalogne voudrait montrer l'image d'une Espagne plus évoluée ? Si, un jour, la corrida venait à être interdite, en tant que préfet, j'appliquerais la loi. Mais l'homme que je suis serait triste. J'y verrais un renoncement à deux siècles de culture.
Avez-vous l'impression de vous exposer en évoquant ainsi votre passion ?
Écoutez, je vais aux arènes, je ne me cache pas, j'en parle, on ne m'a jamais rien reproché, je n'ai jamais assisté à des polémiques. Ça va peut-être susciter des critiques mais je me suis dit : c'est ma passion, je peux en parler. Après, je suis préfet, je ne fais pas de propagande, je comprends que l'on soit contre et je respecte les arguments de ceux qui le sont. Mais cette passion, c'est ma personnalité, ça relève du domaine de l'intime. J'assume.
12:00 Publié dans Débat/Forum | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : baland, préfet, vic, fezensac, gers, hérault, languedoc, roussillon, castella, tomas, nîmes, palavas, mauguio
13.12.2009
Pas de Tomas à Séville
Bon... José Tomas n'ira pas à Séville cette année non plus. Air connu qui vire à la scie, les deux parties (le camp Tomas, le camp de l'empresa) ne sont pas arrivés à s'entendre. "Divergences artistiques" est, dans le milieu du cinéma, la phrase-valise, passe-partout, alibi, systématiquement délivrée à la presse pour expliquer une rupture entre, des producteurs et un cinéaste, un cinéaste et sa star. Alors on (le camp Tomas et le camp de l'empresa toujours) tentera de nous expliquer ça une nouvelle fois par des prétextes divers et peu crédibles mais nul n'est plus dupe. Tomas ne doit pas avoir plus envie de toréer à Séville que l'empresa n'a le désir de l'engager. Pour un résultat tauromachiquement bien triste : Tomas, en 2010, n'ira toujours pas à Séville.
20:15 Publié dans En bref | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tomas, séville
02.12.2009
A voir et à revoir
Deux sommets de la saison seront à voir et à revoir le samedi 12 décembre sur l'antenne de France 3 Sud à 15h 50, dans "Signes du toro" le toujours très bon magazine de Joël Jacobi, réalisé par Michel Dumas. Au programmme donc, la corrida du 3 octobre de Madrid, celle du triomphe de Castella, vue à travers les yeux de José Gomez, le banderillero nîmois qui remplaçait ce jour-là Pablo Delgado.
Autre retour majestueux, celui sur la corrida du 29 mai à Nîmes dans le cadre de la feria de Pentecôte, grande corrida de Garcigrande (un toro gracié), avec un excellent Tejela, un José Tomas dans une de ses plus belles sorties de l'année, et un Conde, euh, très, très Conde, mais à la manière de ses grands jours. A voir ou à revoir, vraiment.
16:13 Publié dans En bref | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gomez, delgado, tomas, tejela, castella, conde, nîmes, feria de nîmes, feria de pentecôte
30.11.2009
De l'autre côté de l'océan
Le dernier week-end en Amérique du Sud oscillait entre deux pôles d'excellence. A Lima au Pérou, Ponce et Manzanares (décidément dans un sacré moment) ont chacun coupé une et une oreilles. RAS pour un Sébastien Castella très mal servi. Ce très gros cartel avait quasiment fait le plein.
Idem à la Monumental de Mexico, pour le retour de Joé Tomas récompensé par une oreille et un tour de piste. Pour lui aussi la corrida n'a visiblement pas franchement servi. Il alternait avec Macias qui a coupé les deux oreilles de son premier.
14:19 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tomas, ponce, castella, macias, lima, mexico, manzanares
23.11.2009
Tomas, un retour à Mexico
Le directeur des arènes de Mexico, Rafael Herrerias l'a officialisé, José Toams va bien toréer lors de la Temporada Grande dans la Monumental. Et pas plus tard que... dimache prochain. Ce 29 novembre en effet, le torero de Galapagar alternera devant du bétail de Xajay avec Arturo Macias. Un gros, gos événement et on en connaît certains qui doivent en regretter l'annonce tardive, eux qui n'attendaient qu'une course de ce type pour enfin se décider à franchir l'Atlantique.
14:04 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tomas, mexico, macias
11.11.2009
Fortunes diverses
Fortunes diverses pour les figuras en cette période automnale. Sébastien Castella n'arrête pas de cumuler trophées conquis dans l'arène (à Monterrey, au Mexique, il a coupé les deux oreilels et la queue d'un toro de Mimiahuapan, alors qu'il toréait aux côtés de Zotoluco et Macias qui ont obtenu chacun un trophée) et récompenses glanées pour sa grande saison européenne 2009. Il vient ainsi d'ajouter une nouvelle récompense à son impressionnante collection avec l'Oreille d'Or de RTVE.
Alejandro Talavante est lui moins heureux puisque les médias espagnols nous ont appris qu'il s'était facturé le bras droit lors d'un tentadero chez Daniel Ruiz.
Quant à José Tomas, il prépare actvement 2010. On savait qu'il avait contractualisé pour Madrid et Bilbao, il semblerait que ce soit désormais fait pour deux courses à Séville. Sa prochaine saison commence à afficher un profil particulièrement séduisant. Un rpofil normal pour une figura affirmeront ceux qui ne se comptent pas forcément dans les rangs de ses thuriféraires les plus inconditionnels.
10:30 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : castella, talavante, séville madrid, tomas, bilbao, monterrey
08.11.2009
Castella, pour Semana Grande aussi
L'hebdomadaire français Semana Grande, dans son numéro daté du lundi 2 novembre, publie son bilan de la temporada française.
Comme tant d'autres, au chapitre toreros, c'est Sébastien Castella que Marc Lavie, patron de la revue et excellent companero, consacre. El Juli et Miguel Angel Perera complètent son podium. Qu'il fait suivre d'un autre trio, composé de Ponce, Tomas et Morante, dont il dit avec raison qu'ils "échappent désormais à toute classification". Le fabuleux toro de Maria Luisa Dominguez Perez de Vargas, Clavel-blanco, héros de la belle corrida-concours d'Arles dans le cadre de la feria du Riz est par ailleurs désigné toro de l'année. On souscrit aussi.
16:46 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : castella, semana grande, ponce, juli, tomas, morante, perera, perez de vargas, clavel-blanco, arles